Il est étonnant que ni « Le Monde », ni « Le nouvel Observateur », ne relatent ce qui est à mes yeux est un des points les plus importants du document de base, négocié pour la phase finale d’une nouvelle coalition pendant 24 heures non-stop au siège du SPD à Berlin. Je veux parler de la première étape qui doit être effectuée pour arriver à la formation d’un gouvernement entre les conservateurs et les sociaux-démocrates. Le premier article est consacré à l’avenir de l’Europe, qui de l’avis des négociateurs, ne peut que ce concevoir avec la France. Il est même question de renforcer les rapports d’amitiés et de tout faire pour apporter un soutien effectif à Emmanuel Macron. C’est une ouverture exceptionnelle orchestrée par Martin Schulz. C’est lui qui a rédigé ce texte que je considère comme étant une révérence pour l’initiative prise par le président à la Sorbonne, lors d’un discours mémorable, où il a dit de vouloir refonder l’UE, en particulier dans les domaines économiques et sociaux. Si le nouveau gouvernement allemand réussissait à se former, j’ai l’espoir que nous pourrions nous acheminer vers un avenir meilleur en Europe. Emmanuel Macron n’a pas hésité à dire ce qu’il avait sur le cœur, peu importe comment ses opinions seraient reçues par les citoyens. Il n’a pas pratiqué de clientélisme, car il sait que l’UE n’est pas partout en odeur de sainteté.

Je suis heureux qu’il y aie une amorce outre-Rhin qui va dans le sens qu’il a donné à ses opinions. Elles viennent à point-nommé, dans un continent déchiré par le populisme. Le train-fantôme continue sa route, après la Hongrie, la Pologne et l’Autriche il est pour ainsi dire certain que la République tchèque réélira son président, qui comme ses collègues de l’obscurantisme est un danger public, à cause des horreurs qu’il a proférées au sujet des migrants et de la politique menée entre autres par Bruxelles à ce sujet. Pour faire front aux destructeurs de notre continent, je ne vois qu’un renforcement de l’amitié entre Paris et Berlin. Et depuis vendredi matin l’Allemagne à sauté sur les marches du train qui était entrain de démarrer sans elle. Il en va en particulièrement de la défense de nos libertés. Je peux m’imaginer qu’Emmanuel Macron passera une meilleure nuit, après avoir lu l’accord de 28 pages qui a été publié peu après le terme des négociations. Je pense que le SPD y est pour beaucoup en ce qui concerne une attitude moins rigide que celle de Madame Merkel, qui jusqu’alors avait le souci que son pays pourrait en tirer des désavantages financiers, ce qui est une légende, lorsqu’on jette un regard général des acquis que l’UE lui a apporté. Dans ce papier il est même question d’améliorer le traité de l’Élysée qui a été conçu et signé par Conrad Adenauer et Charles de Gaulle. Il est question d’aller encore plus loin et de monter une logistique qui pourrait encore améliorer la gouvernance des deux pays, et ceci en ayant comme perspective l’Europe. Pas l’Europe des lobbies, mais celle des citoyens. Les commentaires que j’ai lu aussi en Allemagne, démontrent que certains commentateurs ne se rendent pas parfaitement compte de la porté que pourrait avoir une Marche commune entre l’Allemagne et la France. Malgré les fortes douleurs physique que j’endure aujourd’hui, je ressens ce soir une vive satisfaction.

pm

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/22/elections-allemandes-visualisez-soixante-huit-ans-de-coalitions-en-allemagne_5189739_4355770.html

Pierre Mathias

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