Quand mon petit-fils a entendu la bonne nouvelle du nouveau messie des USA, il a sauté de joie. « Tu vois Nonno, ce Trump est au moins fou. Il me fait rire ! » Il se décida sur le champ d’aller acheter un masque à gaz, une bouée de sauvetage et des cornets de glace pour nourrir les ours blancs. « Ne vaut-il pas mieux tout détruire ? Des arbres en plastique sont au moins plus facile à soigner. Il n’y a pas de feuilles mortes à balayer. » Le syndicat des jardiniers était d’un autre avis, mais il ne pesait par lourd à la Maison Blanche. Le restera-t-elle longtemps avec l’air vicié ? Peut-être qu’on la rebaptisera « Maison Brune ». Et les droits d’auteurs ? Il y en avait certes une, mais à Munich… Passons ! Je ne vais pas continuer à me laisser entraîner dans de telles discussions. Peine perdue ! Si Monsieur Donald veut mener son pays à sa perte, c’est son affaire. Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris est une gifle contre ses concitoyens. A-t-il oublié le raz-de-marée qui a balayé la Nouvelle Orléans ? Cette fois-ci ce n’est pas la faute des noirs, mais d’une politique irresponsable menée par les pays industriels. « Tu veux dire que le Président fait partie des nuisances dont la nature doit souffrir ? » « Exact, il faudrait l’arrêter sur le champ ! » Mon petit-fils devint soucieux. Il se rendait bien compte qu’il s’agissait là de son avenir. Il m’entraîna sous un chêne qui jura comme un possédé. Il n’en pouvait plus, car la chaleur devint de plus en plus torride. Et pas d’eau pour étancher sa soif. « Tu n’as qu’à acheter de l’eau minérale ! » Cut ! Je m’attendais pas à une autre déclaration de cet ignare qui croit tout savoir. Lorsqu’on sait que l’industrie voltaïque a pu créer un grands nombre d’emplois et pourrait donner du travail à plus de gens encore, je ne comprends pas une telle décision, d’autant plus que les mines de charbons emploient moins d’ouvriers.

Comme un crabe, il va à reculons sans se poser les questions les plus élémentaires. Lui qui devrait s’y connaître en économie, s’avère être plutôt nul. On ne peut pas construire un pays avec un esprit vieillot. Et c’est justement ce qui se passe ici. Au lieu de promouvoir des technologies en en revient au vieux fourneau. Je me demande comment cet homme imbu de lui-même puisse passer tant de temps à dire des âneries. Il a de nouveau perdu une occasion de se taire ! Et nous dans tout cela ? Mon petit-fils était maintenant inquiet. Ce qui était au début de l’ironie, devint de plus en plus sérieux. Il se rendait bien compte que sa génération subirait les conséquences d’un populisme des plus primitifs. « Et l’Europe, Nonno ? » « Nous ferons cavaliers seuls et grand bien nous en fasse ! » Qui nous oblige à suivre un suicidaire ? Qui nous force à nous taire ? Personne ! Je pense qu’il est temps de changer de cap et de porter ses regards ailleurs qu’aux USA. Nous ne le faisons pas de gaieté de cœur, loin de là. Mais tant que ce Monsieur est au pouvoir, nous ferions bien d’être des plus réservés. Je pense qu’avec la décision de hier soir, il a plus ou moins scellé ce que je nommerais une période de discordes. Que pouvons faire d’autre que de le mettre à l’écart ? Respirons un bon coup et laissons passer le temps. Dans quatre ans le soleil brillera peut-être à nouveau.

pm

http://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2017/06/01/climat-donald-trump-annonce-le-retrait-des-etats-unis-de-l-accord-de-paris_5137402_4853715.html

Pierre Mathias

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