Même le dictionnaire connaît ce nom de famille. Nicolas Sarkozy l’a rendu immortel. Il s’agit d’un appareil qui crache à haute pression un jet d’eau afin de nettoyer tout ce qui ne peut pas être éliminé avec une éponge. Monsieur Propre considérait certains jeunes des banlieues comme étant très récalcitrants à toutes tentatives de mesures de salubrité publique. Pour lui c’était le seul moyen de s’en défaire. Donald Trump a aussi l’air de vouloir employer la méthode forte dans son intention d’expulser tous les clandestins, même ceux qui n’ont pas commis de méfaits. On chiffre à 11 millions leur nombre. L’administration Obama ne leur était pas non plus favorable, mais essaya de les traiter avec plus d’humanité. Ces réfugiés ne se sont pas rendus aux USA parce qu’ils adoraient ce pays, mais à cause de la disette. L’ancien président était au courant des abus perpétrés par les multinationales américaines quant à l’exploitation des ouvriers agricoles par exemple ou des ressources minières et montra plus de compréhension. Pas pour ceux qui commettaient des délits, mais ceux qui voulaient se refaire une existence digne de ce nom. Ce qui se passe ici me gêne beaucoup. Comme partisan de l’action d’Angela Merkel, qui a montré une grande humanité envers les migrants, je ne peux pas ignorer les lois. Un immigré illégal est un clandestin, qu’on le veuille ou non. Donald Trump a rapidement remarqué qu’une telle initiative n’était pas du goût de tout le monde et s’est empressé de déclarer, qu’il n’y aurait pas de déportations de masse.

Dans le même temps il a déclaré lors d’un passage au musée de l’histoire afro-américaine qu’il condamnait toutes intolérances et aussi l’antisémitisme. On passe à nouveau de la douche froide à un bain plus chaud. Malgré tout je ne peux pas faire autrement que de considérer le nouveau président comme un Mr. Kärcher. Même s’il ne passait pas à l’action, ses diatribes provoquent de la haine, l’exclusion. Il ne sait pas trop ce qu’il engendre, mais ne peut pas faire autrement que de provoquer. Et c’est bien cela qui le rend si imprévisible. Je me fais plus de soucis au sujet de ses collaborateurs qui agissent dans l’ombre. Parmi eux de vrais néofascistes. Parfois je me demande si Donald Trump est vraiment le patron. Mais tout cela n’empêche pas qu’il faut se demander comment désamorcer le terrible problème de tous ces gens qui vivent dans le désespoir. Je trouve qu’il est de notre devoir, en particuliers en ce qui concerne les anciens colonisateurs, de tout faire pour rendre les conditions de vie sur place plus acceptables. Que nous le voulions ou pas, nous portons une très grande responsabilité et il est légitime que nous leur redevons quelque chose. C’est la raison pour laquelle je ne peux pas approuver la manière de faire de certains. Et puis il y a autre chose : je me mets à la place des gens qui sont dans le désespoir et je ne voudrais pas être dans leur situation, d’autant plus que je trouve que les mieux lotis peuvent plus aisément partager ce qu’ils ont gagné sur les dos de ces gens-là. Une grande partie de nos richesses découlent de là. Il serait temps d’en être conscient.

pm

http://www.lemonde.fr/chroniques-de-la-presidence-trump/article/2017/02/22/la-journee-de-donald-trump-repression-contre-les-clandestins-reactions-tardives-et-tweet-accusateur_5083336_5077160.html

Pierre Mathias

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