Je soutiens sans réserves l’aspiration du peuple palestinien à son droit à l’indépendance. Dans bien des articles je me suis élevé contre l’attitude des dirigeants israéliens face au monde arabe. Ce qui se passe actuellement à Gaza me choque au plus haut point. Mais aussi le nouvel antisémitisme qui prend de plus en plus d’ampleur. Je trouve fatal de faire un amalgame entre l’attitude d’une nation et la religion juive. Ce sont deux éléments qu’il faut absolument séparer. Beaucoup de ressortissants israélites condamnent eux aussi ce qui se passe au Proche Orient, aspirent à la paix et à la tolérance. Certaines réactions à Barbès sont à juste titre plus que gênantes. Elles salissent les revendications justifiées des manifestants et ne peuvent qu’être mises au pilori. Chaque fois que la croyance est en jeu, cela a été une catastrophe. D’où ma demande aux Israéliens de bien séparer ces deux définitions. Ce que l’État fait n’est pas du ressort de la religion et de la philosophie. C’est de la politique dans toutes son ambiguïté. Et lorsque les dignitaires religieux s’en mêlent, on aboutit à la catastrophe. « Tu ne tueras point ! » et les enfants qui sont morts sous les bombardements ? Aucun croyant peut accepter cela ! Peu importe qu’il soit juif ou musulman. C’est cela qui devrait avant tout compter, pas le slogan « Dieu est avec nous ! » N’oublions pas que des millions de personnes sont mortes à cause de ces quelques mots absurdes. Je crains que le massacre continuera parce que le fanatisme religieux prendra de plus en plus de place de part et d’autre.

 Pm

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/07/21/cazeneuve-denonce-des-actes-antisemites-a-sarcelles-dimanche_4460361_3224.html

Pierre Mathias

Les Anglais ont été pris au dépourvu. Ils ont cru que l’Euro n’était qu’une devise. Ce n’a pas été le cas. Il est à la base d’une intégration bien plus forte des pays de la zone Euro. Il est impossible d’avoir une monnaie commune sans pour autant essayer d’harmoniser le tissus économique et industriel, de mettre au diapason le système social, de créer un régime fiscal adapté aux défis commerciaux à l’échelle mondiale. La monnaie à de tous les temps été un bon moyen de coopération. Sans les outils évoqués, il y aurait de plus en plus de disparité. Un état des lieux inacceptable pour la fière Albion. Sous cette optique là il est permis de se poser la question, si un retrait de la Grande Bretagne pourrait être une catastrophe pour l’UE ? Je ne le crois pas, bien que je regretterais un tel pas.

 http://angleterre.org.uk/archives/union-europeenne.htm

Damit haben die Engländer nicht gerechnet. Der Euro ist bei weitem nicht nur eine Devise. Er ist der Motor für mehr Integration. Das haben die Länder der Euro-Zone erfahren. Es ist unmöglich eine gemeinsame Währung zu besitzen ohne den Versuch zu wagen, die wirtschaftliche und industrielle Infrastruktur zu harmonisieren, ein Sozialsystem aufzubauen, das den Aufschwung fördert und letztendlich ein Steuersystem einzuführen, das den weltweiten Wettbewerb fördert. Eine gemeinsame Währung war schon immer wichtig für eine effiziente Kooperation. Ohne diese „Werkzeuge“, würde immer mehr Chaos entstehen. Für Großbritannien ein Horror, da es keine Chance mehr für eine alleinige Führungsposition gäbe. Wäre unter diesen Umständen ein Abdanken eine Katastrophe? Ich denke nicht, auch wenn ich solch einen Schritt bedauern würde.

 http://www.spiegel.de/wirtschaft/europa-und-grossbritannien-warum-ein-austritt-vorteile-haette-a-978302.html

Pierre Mathias