Deux Français sont impliqués dans le meurtre d’une vingtaine de Syrien et d’un Américain. Ils ont probablement décapité quelque victimes. Des jeunes issus de familles bien de chez nous ! À un moment donné ils se sont intéressés à l’Islam, ce qui n’a rien de répréhensible, au contraire. Ce n’est probablement pas la lecture du Coran qui les a édifiés, bien plus l’attrait de se mettre en marge d’une société qu’ils rejettent. Il se sont transformés en parias, pour assouvir les complexes qui les animent. Dans un certains sens on peut suivre leur raisonnement. Ils sont les enfants d’une société repue, fixée à leurs yeux uniquement sur le matérialisme. Mais de là à devenir des monstres il y a une marge. Ce phénomène n’est pas nouveau. Au temps du nazisme l’horreur est devenue collective, bien plus encore : elle a été légalisée. Il n’en va pas différemment dans le califat. Les impures, les incroyants et toutes personnes ne remplissant pas les critères des salafistes, doivent être éliminées. Pour eux ce sont des parasites ! Lorsqu’un jeune militant se retrouve dans une telle ambiance, il est aisé de le manipuler. Ce qui normalement est un crime contre la religion, trouve sa légitimité lorsqu’il est question d’un sacrifice pour la bonne cause. Heinrich Himmler a loué ses assassins en leur disant que l’élimination de millions de juifs, de tziganes, d’homosexuels était une mesure d’hygiène pour le salut des générations futures. « Vous vous dévouez pour la bonne cause ! » Il en est probablement de même en Syrie et en Irak, mais avec une différence fondamentale. Le Nazisme a été bâti sur des fondations pourries, où seule la violence entre en considération. Ce n’est aucunement le cas de l’Islam, qui dans ses livres saints préconise le respects des hommes, des femmes et des enfants. Tu ne tueras point ! Comme c’est d’ailleurs le cas dans les trois religions monothéistes. Quel égarement, quel gâchis, quelle abomination ! Les jeunes ne remarquent-ils pas qu’ils bafouent ainsi des valeurs fondamentales, sans lesquelles il ne peut y avoir de Dieu? Sont-ils encore en mesure de réfléchir ou sont-ils devenus des machines à tuer ? C’était le cas des SS à Auschwitz. Un régime félon a ainsi réussi à salir toute une nation en rendant ses habitants aveugles. Si c’est cela la liberté, il n’y a plus qu’à abdiquer. Je suis parfaitement en mesure de comprendre la colère, mais si elle s’abat sur des innocents, je la hais ! Il y a vraiment de quoi être dégoûté !

pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/11/17/ouverture-d-une-enquete-sur-les-agissements-de-deux-francais-bourreaux-presumes-de-l-ei_4524919_3210.html

Pierre Mathias

On peut concevoir qu’un homme a besoin de son sommeil pour mettre de l’ordre dans ses idées. Était-ce le cas de Vladimir Poutine à son départ d’Australie ? On peut en douter. Le fait est que la communauté internationale est au bout de son latin. La crise ukrainienne paralyse toutes initiatives diplomatiques. La question se pose de savoir si le Kremlin a une stratégie expansionniste. Si c’était le cas comme Angela Merkel semble le prétendre, il faudrait revoir sa copie. Il est clair qu’on ne pourra rien régler par des moyens militaires. Personne en occident envisage une telle option. Ce serait mettre à feu et à sang tout un continent et aboutirait à l’anéantissement de tout notre ordre démocratique. Le maître du Kremlin sait bien que nous avons les poignets liés et que nous n’interviendrons pas. Il est par contre possible de renforcer les sanctions économiques. Mais soyons clairs : nous en serons aussi les victimes. En Allemagne plus de 300 000 emplois sont menacés. Mais aussi Poutine se trouve dans un cul-de-sac. Le rouble est en pleine plongée, l’industrie bât de l’aile malgré les chiffres flatteurs qu’il évoque. Au bout du compte le peuple paiera les frais. Aura-t-il le ressort de se révolter contre une politique vouée à l’échec ? J’ai des doutes. Tant qu’en Russie le système hégémonique régnera, les gens courberont l’échine face au pouvoir. Ce qui se passe actuellement est peu effectif pour l’avenir. Aussi réfléchi que Vladimir Poutine se présente dans les médias, aussi peu consistant sont ses visions. Il reprend les vieux thèmes et a de ce fait aucune vue d’avenir. Au lieu de se creuser la tête comment il pourrait mettre les ressources humaines et énergétiques en valeur, il joue au tsar, sans s’apercevoir que la cause pour laquelle il se bât ne lui rapportera guère de dividendes. C’est du court terme ! Mais dans une telle situation, il faut absolument que nous trouvions une porte de sortie. Cet état de doit pas perdurer ! Au lieu d’envisager une expansion de notre sphère d’influence, il serait plus raisonnable de voir de quelle manière nous pourrions intégrer la Russie. Mais ceci sans la blesser. Rien ne va plus ? Facile à dire mais pas une option pour l’avenir.

pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/16/poutine-a-vite-quitte-brisbane-par-besoin-de-sommeil_1143993

Pierre Mathias

La gauche de la gauche a manifesté contre les mesures d’austérité émises par François Hollande et son gouvernement. « Nous ne les avons pas élu pour cela ! ». Ils font comme si les mesures d’économies étaient une partie de plaisir pour les responsables, qu’ils n’avaient qu’attendu cela pour se délecter. N’ont-ils pas encore enregistré dans quel marasme se trouve le pays ? Voudraient-ils encore jouir de mânes miraculeuses, leur assurant encore un peu plus de bien-être et ceci sans trop se casser la tête ? Travailler moins de 35 heures par semaine en touchant évidemment un plein salaire ? Veulent-ils obliger les patrons à courber l’échine en les menaçant de grèves continues ? N’ont-ils pas remarqué que l’outil industriel se trouve au bord du gouffre, qu’il n’y a presque plus rien à prendre ? Je sais, l’austérité n’est pas du gâteau, mais je trouve – même comme homme de gauche – ces revendications hors propos. Ne ferait-on pas mieux de préconiser des efforts ? De faire comprendre au peuple de France qu’il n’y a pas d’alternatives ? Ce discours m’irrite, plus encore il me fâche. Monsieur Mélanchon et ses amis pratiquent ici la démagogie. Ils essaient de nous faire croire qu’il y a partout des trésors cachés. Il y en a de moins en moins. L’époque de la chaussette de laine est révolue, car les gains se sont rétrécis comme une peau de chagrin. Il n’y a plus rien à prendre ! N’ont-ils pas vu les chiffres du chômage ? Ils parlent d’activer la relance. Je leur donne dans ce cas très précis raison, mais pour que cela se fasse, il faut que les gens aient de quoi dépenser. Bien sûr il y a l’attitude rigide de Mme Merkel qui n’arrange guère les choses. Ce n’est que dans le cadre de l’UE qu’il faut prendre les premières mesures. Ce n’est pas une nation à elle seule qui pourra inverser la vapeur. La preuve nous la vivons chaque jour. Comment réactiver des segments entiers de l’économie avec un budget rogné ? C’est impossible ! Au lieu de râler, la gauche de la gauche devrait nous expliquer comment d’une part réduire la dette, de l’autre de donner un coup de fouet à l’industrie ? Aurait-elle une baguette magique pour transformer en un instant le pays en un paradis ? À d’autres !

 pm

http://www.liberation.fr/societe/2014/11/15/la-gauche-de-la-gauche-manifeste-contre-l-austerite-valls_1143754

Pierre Mathias

Une fois de plus la conférence du G20 de Brisbane sera dominée par des événements actuels comme le conflit en Ukraine. Un menu pantagruélique pour une rencontre de deux jours. Vladimir Poutine a donné le la en envoyant ses navires de guerre naviguer près des côtes de l’Australie. Le bras de fer avec l’occident ne fera que de continuer et il n’en sortira aucun résultat tangible. Il est bon de se parler, mais qu’en est-il lorsque on s’achemine dans un dialogue de sourds ? Les deux parties en cause se trouvent dans une situation embarrassante. Elles savent parfaitement que la guerre pourrait mettre le feu au poudre et que le danger d’un conflit généralisé ne peut pas être écarté dans une telle hypothèse. Il faut donc éviter tout ce qui pourrait envenimer la situation, mais ceci sans pour autant donner l’impression de capituler. Un exercice pour le moins périlleux. Et la diplomatie : elle devra probablement mettre le cap sur un statu quo. Pour épater la galerie, les pays de l’Otan et de l’UE décideront de mettre en place de nouvelles mesures de boycott qui ne seront appliquées qu’avec parcimonie. La peur d’un chaos énergétique y jouera un rôle évident. Alors que faire ? Éviter de casser plus de porcelaine, mais allez dire cela à des éléphants déchaînés. Dans un tel contexte les conversations à quatre yeux ne rapporteront rien de neuf, que la volonté de ne pas rompre le dialogue, un dialogue impossible à mettre en marche. Et tout cela lorsqu’il y aurait autre chose à débattre à Brisbane. Je crains que la régularisation de l’économie mondiale, que l’élaboration de nouvelles règles fiscales à l’échelle mondiale et le climat fassent les frais. Le G20 aurait le rôle de mettre en place des stratégies, non pas d’essayer de régler des conflits régionaux. Que l’on veuille ou non, l’Ukraine en est un. Il faudrait que les pays s’aperçoivent enfin que sans une feuille de route, rien ne pourra évoluer. Se mettre en tête, comme les populistes le préconisent, de fermer tout simplement les frontières et de vivre en autarcie est un leurre, plus de la dynamite. Nous sommes tous dépendant les uns des autres. Il serait temps qu’on le sache ! Et l’Ukraine ? Il faudrait que les protagonistes s’assoient autour d’une table et en débattent pour trouver un compromis. Une chose est dorénavant claire : tout le monde y laissera des plumes !

pm

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/11/15/g20-croissance-poutine-et-climat-au-menu-de-hollande_4524046_823448.html

Pierre Mathias

La FIFA n’a vraiment pas peur du ridicule. Pour prouver qu’elle n’est pas corrompue en ce qui concerne l’attribution des championnats du monde de foot en Russie et au Qatar, elle a institué une commission d’éthique, qui sert de blanchisserie à cette vénérable institution. Les experts qui ont effectué les recherches sont payés par elle, ce qui garantit une très grande neutralité. Dans un tel contexte il n’est pas étonnant que dans le rapport final il soit déclaré que tout s’est déroulé dans la stricte légalité. Ce qui n’est pas de l’avis d’un des membres de ce cénacle. Une farce dont on pourrait rire, si cette affaire n’était pas représentative pour la décadence des mœurs en ce début du 21ème siècle. Ce procédé est une gifle pour toutes personnes éprises de justice. Non, ce qui s’est passé à Zurich n’est pas une bagatelle. Le football touche d’innombrables amateurs et devrait servir d’exemple. La FIFA devrait être, du point de vue moral, d’une grande intégrité. En procédant de la sorte, elle discrédite non seulement un sport mais aussi les règles de fair-play. Pour l’audit elle aurait dû faire appel à une commission neutre, détachée complètement de son infrastructure. Elle ne l’a pas fait et se trouve actuellement dans une situation désastreuse. Qu’elle ne se plaigne pas que beaucoup de gens la discréditent. Si le sport agit de cette manière, comment attendre des miracles des jeunes qui le pratiquent ? Ils ne sont pas dupes et voient par quels moyens on cherche à préserver le business. Ce qui se passe est assez honteux, mais reflète bien notre société actuelle, qui piétine de plus en plus des règles qui devraient nous être sacrées. Dans de telles conditions il n’est pas étonnant que plus en plus de citoyens se détournent du système dit démocratique et essaient de faire appel à des maîtres sorciers pour qu’ils nettoient au plus vite l’écurie d’augias. La FIFA est un exemple parmi d’autres, où une frange privilégiée de la société essaie de sauver ses deniers. Ce n’est vraiment pas l’exemple qu’il faut montrer aux générations futures. L’attribution du Mondial au Qatar a toujours senti le roussi. Il n’en va pas du sport mais avant tout du porte-monnaie de certains fonctionnaires. Pour tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, un affront.

 pm

http://www.lemonde.fr/football/article/2014/11/13/la-fifa-blanchit-le-qatar-des-accusations-de-corruption_4523214_1616938.html

Pierre Mathias

Lorsque je lis que 85% des frappes aériennes contre l’État Islamique ont été réalisées par les USA, je me sens mal à l’aise. Pourquoi ? J’ai de la peine à admettre la passivité des nations arabes, qui devraient être en premier lieu concernées par les horreurs commises contre les populations civiles par les Islamistes. J’ai le sentiment qu’il y a un double langage, que personne ne veut trop se mouiller par crainte d’être un jour la cible de leur fanatisme. Une faiblesse qui pourrait leur être fatale. Les responsables ne remarquent-ils pas que les agissements des soi-disant justes remettent en question les lois du Coran ? L’indignation des autorités religieuses, quelle que que soit leur tendance, est pour le moins frileuse. À nouveau les État-Unis doivent jouer les gendarmes du monde. L’occasion de les désavouer en prétendant qu’ils n’ont que des visées impérialistes en tête. Par le passé je n’ai pas toujours cautionné leurs actions, mais dans ce cas bien précis, que reste-t-il d’autre à faire ? Est-il admissible que des femmes, des enfants et des vieillards soient massacrés comme c’est le cas dans les territoires occupés par l’EI ? Qui se prévaut de l’humanisme ne peut pas détourner son regard en ce qui concerne ce drame. Je suis aussi de l’avis des stratèges qui prétendent que sans un accroissement considérable des forces armées sur le terrain, on viendra difficilement à bout de cette invasion. Il serait bien entendu souhaitable que les appels à la raison et que la diplomatie prennent le dessus. Malheureusement ce n’est pas possible avec « les fous de Dieu ». Seule la haine fait entendre sa voix. Au 17ème siècle l’Europe a connu une telle situation lors de la Guerre de Trente ans. Faudra-t-il attendre que tous les protagonistes soient à un tel point épuisés, qu’ils jettent l’éponge ? Parler de pragmatisme dans un tel contexte peut paraître pervers, mais ce serait probablement la seule solution. Dans l’état actuel de la situation il ne peut qu’y avoir des perdants mais allez faire admettre cela aux belligérants. Où faut-il en venir pour que la raison reprenne enfin le dessus ? Est-il nécessaire de tuer encore des centaines de milliers d’innocents pour y arriver ? Je le crains !

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/13/les-etats-unis-ont-realise-85-des-frappes-contre-l-etat-islamique_4522654_3218.html

Pierre Mathias

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/13/les-etats-unis-ont-realise-85-des-frappes-contre-l-etat-islamique_4522654_3218.html

Il est toujours opportun de relire ses classiques des dizaines d’années plus tard. Nous avons bien potassé les Provinciales de Blaise Pascal (1656), mais étais-je en mesure d’en comprendre la portée ? Depuis quelques jours je me suis replongé dans les lettres et en suis plus qu’ébahi. Le débat entre les Jansénistes et les Jésuites est d’une actualité rare. Il est question du dogme, de l’interprétation de l’Écriture, de préceptes moraux. Deux mondes différents s’affrontent. L’un tout en compromis vis-à-vis du pouvoir, l’autre à la recherche de la vérité. Pascal nous fait entrevoir la violence qui éclatera effectivement deux ans après sa mort et qui conduira à des meurtres. Tout en replaçant ce chef d‘œuvre dans son contexte historique, je ne peux pas m’empêcher de le mettre en parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui dans l’Islam. D’un côté il y a ceux qui veulent placer le Coran dans le monde d’aujourd’hui, de l’autre les traditionalistes qui se transforment de plus en plus en fondamentalistes. Deux interprétations tout à fait différentes du livre saint. Cela peut déboucher sur l’État Islamique comme nous le constatons malheureusement aujourd’hui. Les parties en causes sont absolument inconciliables. Chacune se sert des versets qui appuient leurs agissements. Il est vrai que l’interprétation du Coran n’est pas une mince affaire, il en est de même pour la Bible. Les situations politiques de l’époque y jouent constamment un rôle important. Il n’est pas étonnant qu’il y a beaucoup de contradictions. Les Provinciales démontrent d’une manière extraordinaire où cela peut mener : à la répression. J’ai malheureusement l’impression que l’histoire se répète. Une fois de plus la religion démontre à quel point elle peut être impitoyable quand il s’agit de lutter pour le pouvoir. La solidarité et la tolérance sont constamment bafouées. Au 17ème siècle l’Europe était encore en plein désarroi. Les traces que la Guerre de Trente Ans (1618-1648) a laissé derrière elle, étaient atroces. Tout un continent en ruine. Je crains que nous sommes à nouveau dans une situation identique, celle de l’autodestruction. Et comme nous le pouvons le constater, un tel conflit n’engendre que des perdants. La réforme n’a pas pu être enrayée, au contraire. Allez expliquer cela à des personnes guidées par la haine ! Une chose est claire : ceux qui se prennent pour des justes, n’hésitent pas à tuer pour ce qu’ils considèrent comme étant la vérité. Ce sont les enseignements que nous devrions en tirer.

pm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Provinciales

Pierre Mathias

C’est un secret de polichinelle que la Grande Bretagne ne regarde que sur son nombril en parlant de l’Europe Les déclarations de David Cameron concernant un adieu à l’UE vont dans ce sens. On peut partir du principe que ce sera bientôt chose faite, une erreur de taille à mes yeux. L’histoire n’y est pas étrangère. Le plupart des Anglais n’ont pas compris que le temps glorieux de l’Empire n’est plus qu’un spectre du passé. Ils n’ont pas hésité à brader leur industrie au profit des spéculateurs de la City. Pour l’instant ce jeu semble leur donner raison, mais pour combien de temps encore ? Un pays qui ne produit pour ainsi dire plus, est de plus en plus dépendant des marchés. L’indépendance dont le gouvernement britannique parle, n’est qu’un leurre. Il est complètement à la solde des financiers et comme on le sait, ils n’hésitent pas à « sacrifier leurs amis » pour se remplir les poches. Pauvre Royaume Uni, le réveil sera des plus durs ! Il est facile de taper sur Bruxelles, mais il serait honnête de parler aussi des avantages que les membres en tirent. Monsieur Cameron en est loin ! Il s’est mis à la tête des populistes et espère en profiter. Pas très glorieux ! Malheureusement l’Europe ne montre pas l’exemple. Tant que Jean-Claude Juncker se trouve mêlé à « des affaires plus ou moins reluisantes », il est difficile d’argumenter. Les citoyens anglais en prennent note avec une certaine satisfaction, mais oublient que leurs politiciens ne sont pas des agneaux, au contraire. Que dire dans un tel contexte ? Je pense que seuls les arguments pragmatiques pourront sauver l’UE. Ce n’est pas une union d’amour, mais un club où chaque nation essaie de s’accorder avec les autres pour développer son économie. Tant que ce rouage coince, l’enthousiasme ne peu pas être dithyrambique, au contraire. Il faudra revoir la copie en ce qui concerne les initiatives communautaires. D’accuser la Grande Bretagne de vouloir faire cavalier seul est une chose, mais de ne pas prendre en considération nos erreurs une autre. Il faut absolument que nous nous réveillions avant que tout s’écroule. Revenir à l’Europe de la guerre de trente ans ne serait pas très ravigotant, n’est-ce pas?

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/11/11/david-cameron-ne-veut-pas-rester-coute-que-coute-dans-l-ue_4521545_3214.html

Pierre Mathias