Deux élèves de l’école primaire Michelet Berthelot, à Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l’Allier (03) ont eu droit à ce repas frugal, car les parents ne payaient plus la cantine depuis quelques mois. Le conseil municipal et son maire, Emmanuel Ferrand (Les Républicains), ont déclaré « Nous les avons installés dans une salle à part pour qu’ils ne soient pas avec les autres enfants et ne soient pas victimes de discrimination. Nous leur avons donné du pain frais et de l’eau. » Il y a certes des problèmes de trésorerie, mais est-il légitime d’agir ainsi ? Voici la réponse de la commune : « Nous avons 1/3 des parents qui ne règlent pas la cantine soit environ 50 familles dont 14 en réelle difficulté. Cela représente plus de 5 000 euros d’impayés par an. C’est la seule famille qui nous laisse sans réponse. » Aussi justifiée que puisse être la colère des édiles locaux, leur démarche est plus que contestable. Trop d’enfants souffrent de la faim. Dans un pays riche comme l’Allemagne, environ 500 000 gosses vont à l’école en ayant le ventre creux. Comme les parents ne sont pas en mesure de payer les repas servis à la cantine, ils n’ont qu’à… « Je comprends que les impayés de la cantine soient compliqués à gérer pour la municipalité. Mais je suis en total désaccord avec la façon dont cette affaire a été menée. Ce sont des problèmes d’adultes. Des enfants n’ont pas à être privés de repas. J’ai vraiment été choqué », a dit un employé de la commune qui veut rester anonyme. Une situation que je trouve terrible.

Je trouve bon que l’incident qui a été relaté hier à la presse, fasse ainsi débat, que bon nombres de citoyens d’insurgent contre un tel procédé. Ce n’est pas la faute des enfants qu’il y ait eu des impayés. Je trouve qu’à partir d’un certain point de précarité la collectivité doive assumer la distribution de repas aux élèves issus de tels milieux. La pauvreté n’épargne pas la population. En contre-partie le gaspillage de la nourriture en Europe. Il est inimaginable de constater ce qui se passe dans ce domaine autour de nous. Lorsqu’on prend conscience de ce phénomène, on se dit, qu’il ne devrait pas avoir de faim particulièrement chez les enfants. Il est inconcevable sous de telles conditions, qu’on soit forcé de parler de disette. Je ne veux pas le comprendre. Après cette levée de boucliers que reste-t-il d’autre à dire ? Le maire de la commune de commune Saint-Pourçain-sur-Sioule a déclaré : « C’est maladroit certes mais je l’assume. Que faire devant l’accumulation des factures et l’absence de réponse… Quand les parents répondent nous trouvons des solutions et des arrangements. » Dans ce cas bien précis la mairie ne reçut aucune réponse des parents des enfants concernés. Ils ont payé maintenant et tout devrait rentrer dans l’ordre. Je le souhaite pour les gosses, non pas pour ce que représente un tel acte. Je trouve terriblement affligeant qu’on soit aujourd’hui obligé de devoir débattre d’un sujet que ne devrait pas exister. Le chômage a plongé bien des familles dans le besoins. Des gens souvent issus des classes moyennes. C’est des faits qui démontre qu’il s’agit devenir plus efficace dans le domaine social. Cela ne veut pas dire de faire de l’aumône, mais de tout faire afin que les sans-emplois retrouvent du travail. La priorité doivent avoir les enfants afin d’éviter un tel apartheid.

pm

https://www.nouvelobs.com/o/20190916.OBS18536/deux-enfants-au-pain-et-a-l-eau-parce-que-leurs-parents-ne-payaient-plus-la-cantine.html

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