Je l’affirme haut et fort, voilà où en est en Allemagne. Ce qui s’est passé hier est l’antithèse de ce que je nommerais l’honneur. Hans-Georg Maassen, le porte-eau des fachos, a été certes chassé de son poste de président des services secrets intérieurs, mais comme récompense à son manque de solidarité envers la Chancelière, il a été hissé au poste de secrétaire d’État au ministère de l’intérieur. Tout cela pour ne pas indisposer le semeur de merde qu’est Horst Seehofer, chef de la CSU. Il en allait d’éviter une crise gouvernementale. Il ne faut pas s’étonner que le peuple se détourne dans ce cas-là de plus en plus de la démocratie et est à la recherche d’un sauveur. Un homme à poigne – il n’est plus question de femme après l’ère Merkel – qui sans demander l’avis à Paul et Jean, joue ses Salvinis, un fasciste pur crin. N’est-on pas en train d’immoler la démocratie avant terme? Elle est en train de rendre l’âme, tout le monde le sait, mais les médecins qui se trouvent à son chevet, sont des pleutres, au meilleur des cas des lavettes. Pardon, je ne peux qu’exprimer mon dégoût. Je ne sais pas trop ce que les enseignants pourront dire ce matin à leurs élèves, ceux qui les motivent à montrer un peu de caractère. Ils peuvent jeter à la poubelle tout le lot des bonnes recommandations qu’on prodige aux jeunes, un bourrage de crâne insupportable qu’on leur fait subir au nom de la morale. Je leur dirais la chose suivante : Quoique vous fassiez, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est la couardise. La meilleure manière d’y arriver, c’est de vous conduire comme une chienne en chaleur. Votre savoir ? Il ne sert pas à grand-chose ! Et votre volonté d’y arriver ? C’est plutôt une entrave à votre putain de vie. Prenez l’exemple de Hans-Georg Maassen. Ce n’est que le toupet qui compte, tout le reste n’est que du bla-bla.

Tout cela devrait inciter à la révolte, mais que se passe-t-il ? Que du calme-plat ! Les forces politiques de la coalition gouvernementale, savent très bien qu’elles subiront un grave revers, si des élections anticipées avaient lieu. Un désastre que ces partis subiront dans trois ans. On essaie de passer de compromis en compromis, sans pour autant être conscient, qu’on perd complètement la face. Notamment Angela Merkel, qui joue au chat à la souris avec son destin. Il ne fait pas de doute qu’en fin de compte elle sera dévorée. Et le SPD ? Il est forcé d’avaler la potion amère, de peur de passer définitivement à la trappe. Un signe évident de faiblesse malgré son succès de pacotille. De croire qu’elle a eu la peau de Maassen, comme il le mériterait, est une illusion. Dans un tel cas, je crois que je quitterais le gouvernement, car ce qui se passe-là est indigne du plus vieux parti allemand, cette formation qui a souffert le martyre au cours du nazisme. Des sociaux-démocrates qui étaient prêts de sacrifier leur vie pour des idéaux. Aussi eux ont été pris au piège d’une république bananière et se font corrompre par l’attrait du pouvoir. La honte ! Cela me rend malade ! Comme membre je ne sais pas trop comment me conduire. Jeter tout par terre, il n’en est pas question parce ce que cela serait lâche. Je préfère faire acte de résistance au sein du SPD, même si je ne crois plus à ce parti. Comme Karl Marx l’a dit, ce n’est que l’intérieur qu’on change les choses. À l’attaque !

pm

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/18/allemagne-le-controverse-patron-du-renseignement-demis-de-ses-fonctions_5356917_3214.html

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