« La police de sécurité du quotidien » a été lancée hier par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il part du principe qu’il faut revaloriser la police communale et lui donner plus de prérogatives. Je pense qu’en opérant ainsi on s’achemine vers un système citoyen, qui consiste à rapprocher l’agent des gens du quartier. Lorsque je m’insère bien dans une cité, je peux créer un climat de confiance qui va bien au-delà d’un serrement de mains. En connaissant bien les personnes chargées de la sécurité, il est possible de faire de la prévention. Mais je suis malheureusement sûr, que cela ne pourrait passer que par la délation. C’est un point qui me gêne et qui pourrait déboucher sur des émeutes dans les cités. C’est justement ce qui doit être évité. J’essaie de m’imaginer, ce qui pourrait arriver au cas d’une mise en pratique, si des bruits obligeraient la patrouille d’intervenir, il serait très difficile pour eux de se taire. Les visées de la police de quartier est avant-tout sécuritaire. Parler de liens profonds et solides depuis des décennies, est une chose ; les mettre en pratique sans garantie de survie, me semble être une option trop chère pour les policiers. Je ne veux provoquer personne. mais je pense que la police de proximité aura des problèmes de trouver des collègues pouvant regarnir leurs rangs. Pour faire un travail utile, il faut avoir une formation qui dépasse de loin les normes actuelles. L’agent devra prendre des mesures qui sont celles des travailleurs sociaux.

Pour qu’il ait de l’empathie, il sera évidemment qu’il lui faudra du temps. Donc pour que ce concept réussisse, il faudra investir plus d’argent. Malgré les réticences évoquées, je soutiens cette action, qui ressemble aux mesures prises à l’époque, où Lionel Jospin était premier-ministre. Je suis pour ma part un partisan d’une telle structure, car j’ai espoir qu’elle pourrait être plus efficace que des éléments venant de l’extérieur. Les critiques concerneront avant tout les dangers de clivages entre des policiers ayant un grand nombre d’amis dans la cité et le risque qu’il y ait connivence entre eux et des délinquants. Il est évidemment plus difficile d’intervenir quand on connaît les personnes concernées, qu’on ait des liens personnels ou familials avec les gens dont ils auraient la garde. D’un autre côté il est indispensable pour combattre le terrorisme par exemple, que les services ayant pour obligation de s’occuper avant tout de ce ce phénomène, soient renseignés aux mieux. Cela ne peut finalement que provenir que d’agents qui sont placés depuis un certain temps à proximité des milieux fondamentalistes. Pour être encore plus efficace, il serait bon que les policiers qui forment ces groupuscules, soient issus d’un milieu proche de l’Islam et qu’il parle couramment l’Arabe, un moyen efficace de rompre les barrières. Malgré ma fatigue ce matin, je suis en mesure de réfléchir au sujet de la solidarité. Celle d’une part que ces hommes et femmes ont envers la République et de l’autre concernant leurs connaissances intimes du quarter, qui leur imposera fatalement certaines limites. Il est bon que ce projet soit testé sur le terrain. Il faudra voir si le favoritisme dépasse de loin le rôle répressif d’un policier.

pm

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/02/08/les-policiers-resignes-face-a-la-reforme-collomb-a-chaque-gouvernement-sa-nouvelle-appellation_5253492_1653578.htmle

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