Le Président Trump, appelons-le ainsi, a donné son premier discours au Congrès sur l’état de l’Union. Avant de se rendre au Capitole, il est allé voir son boulanger particulier et lui a demandé la permission de se rouler dans de la farine. L’artisan, qui est un pacifiste, a accepté. C’est pourquoi ce cher Donald a essayé, tout au moins dans le ton, d’amadouer tous ceux qu’il a blessé depuis le début de son mandat. « Tendons-nous la main… » Cela fait très Baden-Powell et très feu de camp ! Il a déclaré vouloir protéger ses ouailles, peu importe leur couleur et leur religion, contre tous ces méchants, qui cherchent à les drogués. Évidemment que des Latinos. Puis il a entonné un chant de louage envers sa propre personne. C’est génial , que ce soit ses baisses d’impôts qui aident les plus pauvres, sa politique économique, qui permettra de rénover toute l’infrastructure malade des USA, et j’en passe. Ce qu’il évite de dire, c’est de quelle manière payer tout cela. Comment comprendre le raisonnement suivant : « D’accord tu gagnes moins, mais tu peux dépenser beaucoup plus. Il suffit d’y croire ! » Ce qu’il évite évidemment de dire, c’est que le pays s’endettera à un tel point, qu’on ne peut que s’attendre à un effondrement à l’avenir. Qu’en a t-il à faire que les générations futures, soient ruinées ? Il sera mort depuis belle lurette. L’Hymne à la joie ! » Mais ce n’est pas de la paix qu’il parle. Il veut donner à son arsenal nucléaire encore plus de poids, afin de dissuader, tous ceux qui comme les Russes, ont contribué à sa victoire électorale, de venir le titiller sur ses propres terres. Allons-y, rajoutons la Chine. Au lieu d’essayer de baisser les tensions, il les attise.

Je ne vais pas recommencer à vous égrainer, pour quelle raison je souhaite qu’il aille se faire voir ailleurs, mais je crains fort que certains se fassent embobiner par de telles paroles. Avec l’obstruction du budget, les démocrates auraient de quoi bien manœuvrer, mais gare à l’effet boomerang. Si un grand nombre de serviteurs de l’État se trouvaient sans revenus, leur administration n’ayant plus de deniers pour les payer, cela pourrait aussi faire du mal. Pour atteindre le but escompté, celui de faire subir aux Républicains une défaite carabinée au mois de novembre, il faudrait qu’ils aillent un programme convaincant. C’est la raison pour laquelle il faudrait que les premiers candidats à la présidence se fassent déjà connaître. Opra Winfrey et Joe Biden, pourraient, au cas où ils se lancent, donner les premiers indices de leur démarche. Il en va de barrer le passage à un président enfariné, qui risque bien par son attitude populiste, de regagner les faveurs d’un peuple en pleine dérive mentale. Je m’explique. L’atout n’est pas seulement au niveau économique. Il en va plus que de régler certains points d’actualité. Une puissance mondiale doit tout au moins esquisser ce que pourrait être l’avenir. Pour l’instant ce n’est pas le cas, loin s’en faut. Il est évident que Donald Trump a tout intérêt à se comporter d’une manière pondérée avant une élection qui pourrait statuer sur son sort. Le tout est de ne pas tomber dans son piège. Je ne peux et ne veux croire, qu’un pays qui jusqu’à présent a été solidaire, en ce qui concerne les deux guerres mondiale, se retire dans son cocon ! Adieu bonsoir !

pm

http://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2018/01/31/ce-qu-il-faut-retenir-du-discours-de-donald-trump-sur-l-etat-de-l-union_5249443_4853715.html

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