La croissance devrait atteindre en 2017 1,8%, ce qui est une très bonne nouvelle. Cela confirmerait que la France est à nouveau en état de croissance. Les mesures prises par François Hollande portent enfin leurs fruits, ce qui est une chance pour le gouvernement actuel, Seule ombre au tableau : les exportations. Elles devraient amputer de 0,3 le bon chiffre actuel. Et c’est-là que je veux m’atteler. Faire en sorte que le marché intérieur compense la léthargie du commerce extérieur, n’est pas une solution adéquate pour le long terme. Il faut se mettre en tête que les profits ne peuvent qu’être vraiment générés par les ventes à l’étranger et de l’implantation des entreprises françaises hors des frontières. Mais le bât blesse. Quelles peuvent en être les raisons ? Il est probable que les produits que nous voulons exporter ne correspondent plus aux attentes, à l’image qu’on se fait de la créativité. Et comme l’histoire l’a démontré, c’est elle qui a été le moteur de l’économie dans les années 60/70 par exemple. L’image industrielle de la France était alors l’audace. Que cela soit dans la construction automobile et dans le développement des moyens de transports sur rail ou dans les airs, l’originalité était au rendez-vous. Le regard jeté sur l’avenir était un gage important pour l’engouement porté aux exportations. C’était souvent une réponse cinglante contre l’ennui que peuvent engendrer les conventions. Ceux qui achetaient français se démarquaient des autres en montrant qu’ils étaient des adeptes inconditionnel du progrès. Ils acceptaient certaines pannes dues à des finitions moins méticuleuse qu’ailleurs, mais ces dernière étaient compensées par le look, par la marque qu’elles laissaient derrière elle.

Depuis que l’industrie s’est mise au diapason par rapport aux autres pays exportateurs, elle a perdu une grande partie de son génie. La production dans l’industrie automobile est correcte, bonne sous tous rapports, mais ennuyeuse. Ce qui donnait un peu de pimant aux véhicules, fait place à de la morosité. On ne vend plus de la joie de vivre. Et c’est par là qu’il faut commencer. Il serait essentiel d’investir plus dans la recherche et dans l’élaboration de gadgets nouveaux. De la poêle à la voiture électrique, de la montre au réfrigérateur. Bref suivre l’exemple de la mode qui se porte bien, car elle ne recule devant aucune tentative d’ouverture. Le deuxième obstacle à surmonter réside dans la vente. Le problème des langues, qui depuis belle lurette aurait dû être maîtrisé, ne l’est pas et peut être malheureusement considéré comme un boulet au pied. Le tout accompagné de réticences quant aux aides accordées à la vente par l’État et par l’UE . Cela demande évidement beaucoup de travail et d’argent de monter un dossier valable. De le présenter est pour beaucoup de patrons difficile., Il leur manque de l’expérience dans ces démarches et le soutien qui serait tellement nécessaire afin d’être efficace. Il fait malheureusement défaut. Il ne fait pas de doute que si la France veut subsister dans le concert international du commerce extérieur, il faudra prendre le taureau par les cornes. C’est avant tout dans la formation que les choses devront changer. Je pense que l’industrie est en mesure de gagner ce pari, mais il lui faut du courage !

pm

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/10/05/l-embellie-de-l-economie-se-confirme-en-france_5196765_3234.html

Pierre Mathias

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