James Corney,, le patron du FBI a été limogé par Donald Trump. Il semblait avoir des preuves accablantes concernant les rapports que lui et ses conseillers avaient eu avec les Russes avant la passation de pouvoir. Certains partaient du point de vue que le Président s’était compromis d’une manière ou d’une autre et que de ce fait il était vulnérable. Les services secrets et la police fédérale étaient sur des pistes qui pourraient être désagréables si elles étaient révélées. C’est James Corney, un Républicain qui mit Hillary Clinton peu de jours avant le 8 novembre dans l’embarras en révélant de nouveaux éléments en ce qui concerne l’affaire des mails. Il s’avéra peu de jours après qu’elle ne pouvait pas donner lieu à des poursuites judiciaires. Il est évident que cette affaire causa du tort à la candidate démocrate. Un haut fonctionnaire avait ainsi pris parti, ce qui n’est pas compatible avec sa fonction. Bien entendu Donald Trump a pris ces arguments d’alors comme prétexte pour asséner à sa rivale de nouveaux coups, qui semblent lui avoir été fatal. Évidemment cela n’a gêné en aucune manière le nouveau locataire de la Maison Blanche. Mais c’est évidemment seulement lorsqu’il avait été nommé et que James Corney ne montra aucun complexe de continuer ses investigations sur la filière russe, que le Président ne se sentit pas bien dans sa peau. Il n’avait pas été question d’entériner tout simplement l’affaire. C’est la raison pour laquelle il le chassa hier de son poste. Une fois de plus Trump montre ce qu’il pense de la justice. Pour lui elle doit œuvrer uniquement dans l’intérêt national, c’est à dire le préserver de tous doutes concernant sa personne. Ce qui pourrait être une farce, est franchement inquiétant. Une fois de plus il s’attaque aux principes de la démocratie américaine, qui se déclare pour l’indépendance totale de la justice.

Le FBI, quant à lui, fait des enquêtes en son nom et devrait être épargné en agissant ainsi. Mais les temps ont changé. L’exemple que Donald Trump donne est celui du totalitarisme. Et celui est, comme nous le savons, complètement incompatible avec la constitution américaine. Je pense qu’il a été horriblement mal conseillé ou que les révélations aient un tel poids, ce qui aurait pu mettre en route une procédure d’impeachment. C’était probablement un sauve-qui-peut, mais il est improbable que les organes responsables se fassent intimider et mettent la clef sous le paillasson. L’enquête se poursuivra, car de nouveaux doutes ont été confirmés par ce limogeage. Et dans tout cela il ne faut pas oublier le rôle de la presse sur laquelle Trump crache constamment du venin. Elle continuera de l’avoir dans le collimateur, ceci malgré ses menaces à son encontre. Mais tous ces incidents blâmables ne semblent pas gêner le moins du monde son électorat. Il est vraisemblablement conquis par ce président à poigne. Qui espère qu’il trébuchera un jour sur de telles affaires, prend ses souhaits pour des réalités. Je crains fort qu’il s’est arrimé pour de longues années au pouvoir et qu’il causera plus d’un impaire. Mais ce qui s’est passé maintenant est un signe évident de faiblesse de sa part. Mais ce qui est incroyable chez lui, c’est qu’il ne s’en rend pas compte. Il va nommé ces prochains jours un fidèle laquais, qui s’empressera de clore le dossier.

pm

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/05/10/donald-trump-critique-pour-avoir-limoge-le-directeur-du-fbi_5125727_3222.html

Pierre Mathias

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