Hier nous avons eu deux événements qui pourraient avoir des répercussions sur l’avenir en Europe. D’une part la réponse musclée à l’intention de Theresa May de négocier dans un premier temps que le divorce. Il ne sera pas question de parler d’un libre échange des marchandises, avant de savoir très exactement ce qu’il adviendra des 3 millions de ressortissants de l’UE vivant en Grande Bretagne. Puis il faudra régler la dette. Il est question d’une somme de 60 milliards, pour l’instant. D’autre part à eu lieu à Bruxelles une rencontre des ministres des affaires étrangères des pays-membres de l’OTAN qui ont parlé entre-autre d’un rôle néfaste de la Russie en ce qui concerne les élections en France et en Allemagne. Il était question du soutien apporté au FN de la part de Vladimir Poutine, même si ce dernier déclare que cela ne correspond pas à la réalité. Est-ce un poisson d’avril de croire que le maître du Kremlin ne serait pas tenté de mettre son grain de sel dans le rouage assez rouillé de l’UE ? Mais une brise plus clémente pour l’Union semble souffler en ce début de printemps. Les 27 pays-membres ont décidé d’être très fermes envers l’Angleterre. Ils ne veulent pas se voir imposer des conditions de la part de ceux qui ont mis en route le Brexit. Aussi paradoxal que cela puisse paraître il a fallu ce divorce pour que l’Europe retrouve la volonté de serrer les rangs. Ceci ne fera évidement pas plaisir à Poutine. Mais je pense qu’il serait important de redéfinir les rapports entre les adversaires. Il serait réaliste de reprendre le dialogue, d’autant plus que les données géopolitiques ont changé depuis l’avènement de Donald Trump à la présidence. Si nous voulons nous affirmer dans le monde, il faut que règne la paix sur notre continent.

Contrairement à certaines déclarations, je n’aime pas employer le mot dangereux lorsqu’il est question de la Russie. C’est certes une grande puissance qui défend ses intérêts, mais ce n’est pas une raison de se rabaisser envers elle. La puissance économique de l’UE est considérable et ceci malgré les crises. Il est donc indispensable de se faire écouter et d’imposer le cas échéant nos conditions, comme cela semblerait être le cas envers la fière Albion. Aussi erroné que cela puisse paraître, j’ai l’impression que Vladimir Poutine voudrait resserrer les liens avec nous comme il l’avait dit il y a quelques années. Mais tant qu’il fait incarcérer des opposants et qu’il entrave la liberté de la presse, il ne pourra pas y avoir de rapprochement. Il est important que l’UE reste forte dans sa détermination de soutenir sans concession la démocratie. Comme je l’avais déjà écrit, je pense que le Kremlin fait fausse route en soutenant les fossoyeurs potentiels de l’Europe. Qu’il ferait mieux de ne pas suivre l’exemple de Donald Trump qui a dit se réjouir de voir se désagréger l’UE. La Russie ne tirerait aucun avantage si nous étions divisés. C’est seulement avec notre force, qu’elle pourra atteindre un meilleur standard économique et technologique. Et nous ? Nous profiterions aussi si ce pays grand comme un continent pouvait se développer comme il le mérite. Et si nous pouvions régler nos différents, ce serait un apport considérable pour notre avenir. Poisson d’avril ???

pm

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170331.OBS7395/presidentielle-ayrault-met-en-garde-contre-l-ingerence-russe-fantasmes-balaye-fillon.html

Pierre Mathias

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