L’eau est pour nous, les êtres vivants, un bien incontournable. C’est peut-être une vérité à la Palisse, mais je me dois de la répéter. Au cours de ma vie professionnelles, j’ai toujours à nouveau tourné des films sur sa pollution et sur le commerce qu’on en fait. D’après un nouveau rapport, près de 3 millions de ménages n’ont pas accès à de l’eau pure. Elle est souvent polluée par les insecticides et les herbicides, les nitrates et des bactéries de tous genres, provenant souvent du lisier que les paysans giclent sur leurs terres. C’est ici que deux facteurs se retrouvent nez-à-nez. Le problème de la santé publique et les besoins de l’agriculture. Pour préserver les nappes, des mesures draconiennes doivent être prises, que seules les élus peuvent décider. C’est une question de finances et d’économie locale. Imposer aux paysans des contraintes ne peut que résulter du législateur. C’est une des raisons pour lesquelles je réclame sa nationalisation. Et voici d’autres raisons pour que cela soit ainsi : Comme elle est vitale, l’accès pour nous tous devrait être libre. Je condamne sans rémission, que par les directives européennes il soit possible de remettre des concessions à des compagnies privées. Sa propagation devrait être à mon avis que du domaine public. Bien sûr il faut couvrir les frais que représentent son captage, sa transformation en eau potable pour nous tous et évidement aussi son traitement en aval lorsqu’elle a été utilisée. C’est normal, bien moins les profits qu’empochent certains trusts. Le consommateur n’a pas d’autre choix de l’utiliser, car ces compagnie en possèdent le monopole. Je trouve ceci complètement néfaste et serait prêt à revendiquer un retour à une gestion des communes en particulier.

Faire du business de cette manière est à mes yeux immoral. Comme citoyen je veux pouvoir décider démocratiquement de son traitement et de sa distribution. Maintes communes ont été soudoyées avec la perspective que ces entreprises financeraient une partie de leurs infrastructures. Une salle polyvalente contre la concession des eaux. En France cela s’est passé depuis longtemps ; en Allemagne on est en plein processus de conquête du privé sur ce qui devrait être du ressort de la collectivité. Ce qui est plus que désolant, c’est le fait que ces compagnies y offrent un paquet de prestations. N’ayant pas un monopole comme l’EDF, elles sont en mesure d’offrir l’eau, le gaz et l’électricité, ceci tout d’abord à des prix défiants toutes concurrences. Une fois l’emprise achevée, elles peuvent prendre en otage les ménages et l’économie locale en leur imposant leurs tarifs. Mais aussi le traitement des eaux est ficelé dans un tel paquet. C’est dire que la volonté politique des citoyens est fortement réduite. Je sais, la Commission Européenne part du principe que la privatisation des infrastructures, que cela soit dans ce domaine ou celui des transports, amène de la concurrence et puisse avoir une incidence sur les prix. D’accord, mais on voit aussi le revers de la médaille. Maintes installations sont vétustes car elles ne sont pas rentables. Le service public, qui se doit d’être à la disposition de tous, en est tronqué. L’eau en est un exemple. Ce qui nous est présenté comme un progrès, est du capitalisme pur et dur.

pm

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/01/26/l-eau-du-robinet-de-pres-de-trois-millions-de-consommateurs-est-polluee_5069461_3244.html

Pierre Mathias

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