Lorsque les arguments manquent, les militants de l’extrême-droite passent aux actes. Seule le langage du coup de poing leur semble être familier. Un ami a été victime d’un tel comportement en Allemagne. Il avait eu le tort de s’engager pour la démocratie, ce qui n’est pas du goût de tous ceux qui croient à la solidarité, à l’amour du prochain. Lorsque de tels faits arrivent à des proches, on en croit tout d’abord pas à ses yeux. C’est différent qu’une nouvelle dans un journal ou à la radio. Il est permis de se demander ce qui peut pousser des gens à se comporter ainsi, d’autant plus que dans le cas dont je parle, l’agresseur n’a pas subi de contraintes de la part de tous ceux qu’il rejette comme les migrants, les libre-penseurs ou des membres de partis adverses. Cela revient à dire que la violence est la source même d’une telle idéologie. Si on fait une analyse des raisons qui poussent certains individus à s’engager dans telles ou telles formations d’extrême-droite, il est possible de s’apercevoir que c’est le mal-être en général qui en est la cause. Des personnes désarçonnées qui ne trouvent pas les moyens nécessaires pour se stabiliser. Elles se complaisent dans l’illusion que seul la violence pourra leur donner une assise. Ce phénomène ne se cantonne pas seulement dans des milieux défavorisés. Aussi des intellectuels sont concernés. Dans le cas qui m’a incité à écrire cet article, il s’agit d’un docteur en politologie. Probablement un être mentalement malade qui a du mal à gérer ses rapports affectifs. Son attitude est peut-être liée à ses complexes envers les femmes. Il ne serait pas étonnant que ce soit un homosexuel qui s’ignore. Pour tous manipulateurs c’est du pain-béni. C’est ce qui a caractérisé d’une manière éclatante la campagne électorale aux USA. Le fait d’isoler des minorités, de discriminer les femmes ou d’exercer tout au moins un racisme verbal, a été une des causes du succès de Donald Trump.

Attiser des rancœurs personnelles est une arme redoutable. Tout appel au bon sens reste caduque lorsque il y a des causes psychologiques dans un comportement. C’est ce qui fait la force des extrémistes de tous bords, de même chez les islamistes. À l’heure actuelle j’ai l’impression que nous nous trouvons dans le monde occidental sur du verglas. Vouloir maîtriser une voiture dans une telle situation tient de l’impossible, tout au moins dans la plupart des cas. Ce qui est déconcertant, c’est que nous en sommes conscients et ne pouvons presque pas agir, car tout ce qui se passe est issu de l’affectif des uns et des autres. Dans un tel cas il est presque impossible de combattre un tel état d’une manière pragmatique. Le tout est mouvant et ne peut pas être éradiqué par des déclarations d’intention. Je pense que beaucoup de cas chez les militants durs et purs seraient du ressort du psychologue. Nous nous trouvons dans une société mentalement atteinte. Il est évident que les réponses politiques ne peuvent pas renverser la vapeur. Dans le cas de mon ami, ses agresseurs ont évoqué des raisons idéologiques, mais c’était du pipeau. Ils n’auraient jamais avoué qu’ils avaient subi des échecs et qu’ils se sentaient rejetés. N’ayant pas la force de s’en sortir par leurs propres moyens, ils ont l’impression de mieux pouvoir maîtriser leur impuissance dans le collectif et la violence.

pm

http://www.opferperspektive.de/franzoesisch/violence-dextreme-droite

Pierre Mathias

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