La question qui se pose toujours dans un système démocratique, c’est de savoir si nous avons besoin de chefs ? Malheureusement nous ne sommes pas assez libres pour nous en passer. Cela revient à dire qu’il est nécessaire d’avoir un timonier à bord. Même dans un système de démocratie directe comme en Suisse. Est-ce un manque d’imagination de la part des citoyens ? Où trop de commodité ? Il est évident que la démocratie coûte de l’énergie et avant tout de l’imagination. Cette dernière fait cruellement défaut. Et c’est justement dans une société complètement sous le joug du matérialisme, qu’il faudrait réfléchir au pourquoi de certaines manières de vivre. Cela est flagrant lorsqu’il s’agit de la préservation de la nature, notre bien le plus précieux. Nous sommes prêts à la galvauder pour notre petit confort personnel. Où pour des raisons soi-disant économiques. Sans l’influence de certains dirigeants, la situation serait encore pire qu’elle est actuellement. Mais pour amadouer l’électorat, on passe souvent outre de ce que la raison dicterait. Comme nous sommes pas à même de penser à long terme, nous irons tout droit à la catastrophe. Pour revenir à Donald Trump, ce dernier rejette par opportunisme toutes mesures écologiques. L’avenir ? Peu importe ! Dans un tel cas on pourrait se passer facilement d’un bélier, mais le peuple ne le voit pas ainsi. Il a besoin de personnes qui pensent à sa place. Mais que faire lorsque le chef n’en a pas les moyens ? C’est là qu’intervient le totalitarisme. Toutes décisions erronées sont valables, tant que le guide suprême les dictent. C’est bien là quel le système dit démocratique montre ses failles. Tout élu n’aime pas être contesté. Et c’est ce qui devrait avoir lieu afin que le système soit efficace. La démocratie tourne à la farce et ce n’est plus qu’un étui sans contenu. La Turquie en est un bon exemple. Mais il est un fait, pour que le tout fonctionne : l’éducation et la culture devraient se trouver placées au premier plan. Il est évident que les personnes qui élisent des autocrates manquent totalement de vision. Elles ne voient pas que ces derniers feront tout pour limiter au maximum leurs libertés.

Mais sans un bélier, le risque est grand que de tels États courent à l’anarchie, ce qui est un danger. Il est évident qu’il faut un peu de structure dans tout système politique. La difficulté est de diriger un pays sans montrer de faiblesse, mais en se gardant bien de rendre esclaves les gens. Un équilibre précaire comme l’histoire le démontre toujours à nouveau. Il est évident que toutes personnes aspirant au pouvoir, ont un profil de carriériste. Pour arriver à de « tels honneurs » il ne faut pas avoir trop de scrupules. Cela est humain. Mais ce qui est important, c’est un contrôle quotidien de ceux qui nous dirigent. Le système démocratique ne peut que fonctionner dans de telles conditions. Il serait faut de croire que ce n’est que le rôle des parlementaires de le faire. Toute personne, quelle que ce soit son origine, se doit d’être vigilante. L’intervention directe des citoyens a à mes yeux une priorité absolue, qu’il ne faut en aucun cas négliger. Le hic dans tout cela, c’est que cela demande des efforts, que peu veulent assumer. Plutôt par confort que par désintérêt, la cause publique est négligée. Il ne faut alors pas s’étonner que des tendances dirigistes gagnent de plus en plus de terrain. La démocratie ne peut que fonctionner, si on ne prend pas pour de l’argent comptant ce qui nous est dit.

pm

Pierre Mathias

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