Michael Brown, un jeune noir de 18 ans, a été abattu par balle par un policier de la ville. Un crime considéré par beaucoup de nature raciste. Lorsqu’on observe ce qui se passe dans le cadre pénal aux États Unis, il est parfaitement légitime de se poser la question s’il n’y a pas deux poids et deux mesures. Les faits sont évidents : les prisons sont surpeuplées de détenus de couleur ; il en est de même pour les candidats à la peine capitale. Mais soyons justes : le niveau social des noirs est bien inférieur à celui des blancs. L’incitation à la criminalité est dans bien des cas provoquée par l’inégalité des chances. Pour enrayer un temps soit peu ce phénomène, il faudrait donner des chances identiques à tous les citoyens, quelle que soit leur origine. On en est loin. Il serait injuste d’accuser seulement les forces de l’ordre, même si leur agissement est parfois discriminatoire. C’est la société qui doit changer. Mettre un président noir à la tête du pays est une chose, provoquer un élan rénovateur une autre. Mais dans tout cela il y a une évidence. Les USA n’ont plus une majorité blanche issue de l’immigration européenne. Les communautés hispaniques et les noires prennent de plus en plus de poids. C’est donc au niveau des communes qu’il s’agira de changer les mentalités. Une opération titanesque qui ne pourra pas se faire d’un jour à l’autre. Pourquoi ? Parce que les blancs de sentent acculés. Et que fait une bête dans une telle situation ? Elle devient agressive. Dans une telle perspective l’avenir n’est pas prometteur.

 pm

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/08/12/nouvelle-nuit-d-emeutes-dans-le-missouri-apres-la-mort-d-un-adolescent-noir_4470239_3222.html

Pierre Mathias

Ce qui se passe en Irak est incompréhensible pour un simple citoyen comme moi. Le premier ministre chiite Nouri Al-Maliki s’accroche au pouvoir et refuse de constituer un gouvernement d’union nationale incluant aussi bien les sunnites et les kurdes. Le président Fouad Masoum est bien conscient que sans un consensus la situation se détériora de plus en plus. La vanité ne fait pas halte devant le génocide qui se déroule actuellement dans les territoires conquis par l’État islamique. Que les « fous de Dieu » enterrent des enfants et des femmes respirant encore, ne semble pas les gêner outre-mesure. Ce n’est pas seulement désolant, c’est scandaleux ! L’humanité toute entière devrait réagir, mais ne le fait pas vraiment. Au lieu de trouver des solutions à Bagdad, les politiciens se tirent dans les pattes. Il est temps que Nouri Al-Maliki prenne son chapeau. Il a échoué sur toute la ligne, mais ne veut pas le reconnaître. Son attitude est représentative en ce qui concerne le cynisme de certains politiciens. Et le peuple ? On s’en fout… C’est ce qu’il fait bien comprendre à ses détracteurs. Dans de telles conditions il ne peut y avoir de l’espoir. Cela démontre où peut mener la soif de pouvoir : à la mort de milliers d’innocents.

 pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/11/irak-le-premier-ministre-maliki-accuse-le-president-de-violer-la-constitution_4469766_3218.html

Pierre Mathias

Die Gesellschaft Osteuropas

Society of Eastern Europe

As reported by the „Neue Zürcher Zeitung“ the surmounting of the so-called „classless society“ led to completely different results. So cities like Chisinau, Sofia and Kiev have a lack of formation of a typical middle class as in Western Europe. Not far beside the boulevards you will find the misery of classes living near the poverty line. Medium-sized stores and workshops: none! This is quite different in Prague, Warsaw, Vilnius and Bratislava. What is the reason for this? In former times it was because of ideological reasons that manual labor was better rewarded than intellectual. Today, it is the other way around. One also must not lose sight of the fact that after the political change many people were using their former connections from the black market scene to build up profitable enterprises in the market economy. Ancient working parties were very helpful in this regard. But this does not explain, why the development was so different. You will find the answer there, where people were willing to maintain reforms. A middle class could only be arised, where a social and economic change actually took place. To line one´s own pockets, however promotes the emergence of oligarchies.

 Die Gesellschaft Osteuropas

In der „Neue Zürcher Zeitung“ stand zu lesen, dass die Überwindung der sogenannten „klassenlosen Gesellschaft“ zu völlig unterschiedlichen Ergebnissen führte. So lassen Städte wie Chisinau, Sofia und Kiew die Bildung eines typischen Mittelstandes wie in Westeuropa vermissen. Nicht weit neben den Prachtboulevards findet man das Elend der Schichten nahe der Armutsgrenze. Mittelständische Läden und Handwerksbetriebe: Fehlanzeige! Ganz anders in Prag, Warschau, Vilnius und Bratislava. Warum ist das so? Wurde früher aus ideologischen Gründen manuelle Arbeit besser honoriert als die geistige, so ist es heute umgekehrt. Nicht aus dem Auge verlieren darf man aber auch, dass viele ehemalige Verbindungen aus der Schwarzmarktszene nach der Wende dazu nutzen, um in der Marktwirtschaft rentable Unternehmen aufzubauen. Alte Seilschaften waren diesbezüglich sehr hilfreich. Nicht zu erklären ist dennoch, warum die Entwicklung so unterschiedlich verlief. Man wird die Antwort da finden, wo der Wille zu realen Reformen bestand. Nur wo wirklich ein sozialer und wirtschaftlicher Wandel stattfand, konnte eine Mittelschicht entstehen. Das Wirtschaften in die eigene Tasche fördert hingegen die Entstehung von Oligarchien.

© Thomas Dietsch

Recep Tayyip Erdogan sera probablement le président de la Turquie ce soir. Une fois de plus les regards se dirigent sur un homme qui dit incarner l’identité historique de son pays. Veut-il en quelque sorte faire renaître l’empire ottoman ? Reprendre la place qui semble lui être due au Proche-Orient ? Cela ne présage rien de bon pour l’occident. Il est probable que la Turquie fera tout pour affirmer sa suprématie. Tout en étant membre de l’OTAN, la tentation sera grande d’être plus indépendante par rapport à ses alliés européens et américains.Elle fera tout pour arbitrer la situation en Syrie et en Irak. Il est à prévoir qu’elle réagira contre l’expansion du califat, tout en le ménageant pour ne pas nuire à son influence. Les données économiques sont un atout de poids. Pouvoir contrôler la production pétrolifère est une donne essentielle pour l’avenir. Cela revient à dire que nous perdrons de plus en plus d’influence. Notre désarroi, en ce qui concerne les conflits actuels dans ces régions, est la confirmation éclatante de notre impuissance. Pour la Turquie une occasion inespérée de gagner du terrain. Il est grand temps que l’Union Européenne prenne enfin du poil de la bête ; qu’elle agisse en conséquence. Elle doit parler enfin d’une seule voix et donner son soutien aux populations opprimées. Il est à craindre que Recep Tayyip Erdogan épaule des factions hostiles à nos intérêts si cela peut lui apporter quelque chose. Il n’a pas de scrupules à se faire et fera tout pour redorer son blason. Le nationalisme fait partie de sa panoplie. Un attrape-nigauds aux conséquences incertaines.

pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/08/09/turquie-m-erdogan-grand-favori-de-la-presidentielle_4469506_3210.html

Pierre Mathias

Mele contro Putin

L’Occidente ha adottato sanzioni economiche contro la Russia per la crisi Ucraina. Si non ha dovuto aspettare a lungo fino a quando Putin ha risposto e ha anche dato sanzioni con decreto contro l’Occidente, soprattutto gli Stati Uniti ed i paesi dell’UE. Così, egli ha aggirato il parlamento russo, la Duma. Ma la mancanza di democrazia in Russia non sarà discusso qui. Che cosa fa un divieto di importazione di prodotti alimentari in Russia? Agricoltori belgi che vendono i loro beni per l’ottanta per cento in Russia, sono in difficoltà. La Polonia chiede l’apertura del mercato americano per le sue mele degli Stati Uniti secondo un articolo di “Le Monde”. Sì, e “l’Huffington Post” mobilita per una campagna su Twitter contro le azioni russe: „Mangia mele contro Putin“. Polemica non aiuta qui. Politica prudente sarà discutere il problema Ucraina a livello internazionale per cercare di trovare una soluzione. Le sanzioni solo nuocciono all’economia e nel caso presente al popolo russo.

 

Äpfel gegen Putin

Der Westen hat wegen der Ukraine-Krise Wirtschaftssanktionen gegen Russland erlassen. Man brauchte nicht lange zu warten, bis Putin reagierte und selbst per Dekret Sanktionen gegen den Westen, hauptsächlich die USA und die EU-Länder, verordnete. Hierbei hat er das russische Parlament, die Duma, umgangen. Doch Demokratiedefizite in Russland sollen hier nicht diskutiert werden. Was bringt ein Einfuhrverbot für Lebensmittel nach Russland? Belgische Bauern, die ihre Waren zu achtzig Prozent nach Russland verkaufen, kommen in Bedrängnis. Polen fordert nach einem Artikel von „Le Monde“ von den USA die Öffnung des amerikanischen Marktes für seine Äpfel. Ja, und die „Huffington Post“ macht mittels einer Kampagne über Twitter mobil gegen die russischen Maßnahmen: „Iss Äpfel gegen Putin!“. Polemik hilft hier nicht weiter. Besonnene Politik wäre, auf internationaler Ebene das Ukraine-Problem zu diskutieren und zu versuchen, eine Lösung zu finden. Sanktionen schaden nur der Wirtschaft und im vorliegenden Fall dem russischen Volk.

 

© Thomas Dietsch

Chaque fois que les religions se mêlent de politique c’est un désastre. Je n’exclus aucune croyance ! Les guerres qu’elles ont engendrées étaient plus que sanglantes. Tout ce que les écritures saintes préconisent a été bafoué. La mainmise psychologique qu’elles exercent sur les populations est une violation extrême des droits de l’homme. Dans le passé c’étaient les chrétiens qui torturaient tous ceux qui étaient en marge par rapport à eux, aujourd’hui ce sont des adeptes des courants extrémistes de l’islam qui semblent vouloir suivre cet exemple. Et tout cela pour gagner une place au paradis! Ce qui se passe aujourd’hui au nord de l’Irak est tout simplement effrayant ; la preuve que les hommes n’ont rien appris ! Et Dieu dans tout cela ? Cela le laisse indifférent. De tels événements devraient faire réfléchir les théologiens. Et si la bonne parole était une pomme de discorde ? Je suis tenté à le croire. Seul le message du Christ peut donner un élément de réponse. Il a été le précurseur de la tolérance et devrait servir d’exemple à tous ceux qui s’en réclament. Ce ne sont pas seulement les musulmans qui se laissent entraîner par des slogans vengeurs. Personne n’en est à l’abri. Non, nous ne voulons pas de califat, peu importe la couleur ou la religion ! Sans un respect élémentaire de la pensée d’autrui, nous courrons vers un suicide collectif. Dans ce cas-là une chose est certaine : il n’y aura que des perdants !

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/09/obama-nous-ne-laisserons-pas-les-djihadistes-creer-un-califat-en-syrie-et-en-irak_4469504_3218.html

Pierre Mathias

Une fois de plus nous nous trouvons dans une guerre de religions. Les djihadistes de l’Etat islamique (EI) en Irak ne vont pas reculer devant un génocide pour imposer l’Islam aux autres communautés de croyants. Ont-ils oublié que les sources sont les mêmes ? Que le monothéisme est issu des mêmes écrits ? Jusqu’à présent j’ai toujours essayé de dissocier la religion de l’action politique. Au vu des événements actuels, je me pose la question de savoir si j’ai raison. Il est clair que ce qui se passe actuellement ne va pas dans le sens du Coran, que l’interprétation qui en est faite est de la manipulation. Mais l’effet obtenu est désastreux parce qu’il se base sur une idéologie. Je trouve cette évolution plus qu’inquiétante. Cela revient à dire que nous nous dirigeons de plus en plus dans l’obscurantisme, que les acquis du siècle des lumières sont en train de s’effondrer comme un château de cartes. Il est à craindre qu’une telle évolution engendra de la haine de toutes parts. De l’eau sur les moulins des racistes, des nationalistes et des opposants à la démocratie en sera la conséquence. Ce n’est pas en bombardant des troupes massées au sol, que ce poison disparaîtra. Nous devons réagir, mais comment ? En prônant les vertus d’une guerre sainte ? Ce serait un suicide ! En soudoyant les populations ? Un puis sans fond. En propageant la bonne parole ? Devant le déferlement de tant de mauvaise foi, nous sommes paralysés, dans l’incapacité de réagir correctement. Ne nous faisons pas d’illusions, ce conflit ne se réglera pas avec les armes. Que faire ?

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/08/obama-autorise-des-frappes-aeriennes-contre-les-djihadistes-en-irak_4468937_3218.html

Pierre Mathias

New York Times: „Russian Gang amasses Over a Billion Internet Passwords“. Russian hackers are said to have seized some 1.2 billion username and password combinations for Internet profiles according to the findings of American IT security experts. Imagine! It has been repeatedly discussed, if natural or social death is worse. Almost everyone agrees: the latter! Social death occurs when a person, actually still living, does no longer interact or respectively is no longer able to interact with his fellow men. Total isolation! Yes, and hacking is not only data theft! What did data mean to us in former times? Something you filled in forms. Something for public officials! Today data is an existence. In the digital age. My data is ME. And the one stealing it, makes me his slave steals my virtual EGO. Yes, he can kill me socially. Surely not!

New York Times: „Russische Bande erbeutet über eine Milliarde Internet-Passwörter“. Russische Hacker sollen nach Erkenntnissen amerikanischer IT-Sicherheitsexperten rund 1,2 Milliarden Benutzernamen und Passwortkombinationen für Internet-Profile erbeutet haben. Man stelle sich das vor! Es gibt immer wieder die Diskussion, was schlimmer ist: der natürliche oder der soziale Tod. Fast alle sind sich einig: letzterer! Der soziale Tod tritt dann ein, wenn ein tatsächlich noch lebender Mensch mit seinen Mitmenschen nicht mehr interagiert bzw. nicht mehr interagieren kann. Die totale Vereinsamung! Ja, und Hacking ist nicht nur Datenklau! Was waren früher schon Daten? Etwas, das man in Formulare einfügte. Etwas für Beamte! Heute sind Daten eine Existenz. Im Computerzeitalter. Meine Daten bin ICH. Und wer sie stiehlt, macht mich zu seinem Sklaven, stiehlt mein virtuelles ICH. Ja, er kann mich sozial töten. Das darf nicht wahr sein!

 

© Thomas Dietsch