Myriam El Khomri, l’ex-ministre du travail de François Hollande a remis à Agnès Buzyn, la ministre de la santé et des solidarités, un rapport sur les métiers du grand-âge. Il s’agit de se pencher sur tout ce qui pourrait être corrigé. Le but est de réduire les pénibilités et de rendre plus efficace les services. Je connais des aides-sociale qui passe un temps infini à remplir des papiers, notamment en Allemagne. Il s’agit de documenter exactement toutes les activités, que se soient les soins corporels, les activités ménagères ou le soutien psychique des patients. Il y a des barèmes différents pour chaque aide. Cette documentation prend souvent plus d’un tiers du temps mit à disposition des seniors. Cela réduit considérablement le temps impartis pour des échanges personnels. « J’ai tenu la main de la vielle dame pendant 4 minutes et demi ! » Cela fait partie de la rubrique psycho du cahier des charges. Il s’agira à l’avenir d’éliminer de telles contraintes. En ce qui nous concerne, ma femme et moi, nous avons bien pu nous apercevoir que les aides-soignant venant à la maison sont soumis à une vrai courses aux obstacles. Dans leur tête il y a un chronomètre qui les stress. En 20 minutes ils ont bâclé leur travail qui constituait à donner un bain à ma femme. Une course insensée. Résultat des courses, nous nous passons de tels services. Pas même le temps d’échanger un mot. Mais par contre bien plus pour remplir le rapport. Quelle absurdité ! Les personnes concernées se sentent flouées, le personnel ambulant exploité. Toucher un salaire de misère et même pas pouvoir assumer son devoir comme on le voudrait, c’est la goutte qui menace de faire déborder l’eau du vase.

« Il faut réformer un système devenu complètement fou, dit Myriam El Khomri, où l’organisation administrative et les enjeux tarifaires ont pris le dessus sur la qualité du service et du travail des salariés ». Il faut « réhumaniser » les métiers des quelque 830 000 salariés qui s’occupent des personnes âgées. Il faudra créer 92 300 postes en cinq ans, soit environ 18 500 par an pendant cinq ans, dès 2020. Il faudra augmenter de 20 % le taux d’encadrement des seniors. Cela coûtera 825 millions d’euros. L’ancienne ministre propose de faciliter l’entrée dans les écoles spécialisées d’aides-soignant en supprimant les concours de validations. Il est question d’alléger tout le système et notamment de donner plus de responsabilités au personnel ambulant. Il devra être doté de voitures de fonction et pourra gérer lui-même ses activités. Il est impossible de schématiser les aides lorsqu’il s’agit d’individus. Elles sont différentes d’une personne à l’autre. L’une aura besoin de plus d’aide pratique, l’autre cherchera à atténuer sa solitude en ayant le temps de s’entretenir avec l’aide-soignante, de sentir un peu de proximité. Cela demande une certaine régularité des soins. Lorsqu’à chaque visite d’autres aides-soignant viennent, cela à quelque chose de déstabilisant. Dans notre cas cela à été le cas, ce qui était extrêmement pénible. Une fois de plus il faut démanteler une administration qui est des plus étouffantes, de faire confiance au personnel spécialisé. Ce serait un bon pas dans la bonne direction, car il faut tout faire pour assurer la mobilité physique et mentale des seniors ! C’est la priorité absolue !

pm

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/29/metiers-du-grand-age-les-propositions-de-myriam-el-khomri_6017309_3224.html

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