Il est évident que la canicule n’a pas arrangé l’effet de serre. Le taux d’ozone peut faire frémir ; les gaz que nous respirons deviennent de plus en plus nocifs pour notre état de santé. Pas seulement les poumons en prennent un sale coup, mais tout notre métabolisme. Une étude dont parle l’Obs, nous prouve que chacun d’entre-nous est capable de contribuer d’une manière tout à fait positive en ce qui concerne l’arrêt du réchauffement climatique. Les municipalités peuvent prendre en collaboration avec les citoyens des mesures très efficaces, qui changeraient les donnes. Qu’un crâne archi-dur comme celui de Donald Trump, qui ne veut pas reconnaître qu’il y a un problème écologique à l’échelle planétaire, ne soit pas en mesure, par pauvreté intellectuelle, de revenir sur des décisions unilatérales qu’il a prises dans une crise de Twitter, est évident. Inutile d’investir une seconde de ce côté-là. Bien plus dans dans tout ce qui concerne la proximité. Le génie humain consisterait à ne pas lancer seulement des interdits dans le milieu urbain, mais de changer d’une manière positive la manière de vivre, de contribuer à plus de qualité. Ce serait le challenge qui devrait être lancé. Cela peut aller d’une réforme des transports publics, incitant vous et moi de laisser la voiture au garage ou de reverdir la ville en y plantant des arbres et en y créant des parcs. Pour chaque ville il y aurait des mesures particulières, dépendantes de son passé, du taux de nuisance, de ses origines et des possibilités urbanistiques à prendre. Si cela part au niveau du quartier, chez ses habitants, qui doivent être évidemment à l’écoute, il y aurait bien des chances de réussites. Il faut tout tenter afin qu’il y ait plus de joie de vivre, non pas de contraintes.

Ce serait le but assigné. Sortir enfin de la morosité et de faire du progrès écologique un grand jeu, où tout le monde est appelé à participer. Cela irait de la réorganisation du ménage, que ce soit les appareils ou une gestion plus raisonnable de son engagement, jusqu’à une remise à plat de son temps de libre. Il serait opportun de trouver de nouveaux intérêts, comme celui du jardinage par exemple. L’artiste autrichien Friedensreich Hundertwasser a fait construire à Vienne entre 1983 et 1985 un immeuble, où des arbres étaient incorporés à l’architecture, des maisons qui respirent. C’est à dire une transformation complète du milieu urbain. Dans une émission à la radio que j’ai entendue en début de semaine, une urbaniste évoqua cette idée en soulignant bien la valeur ajoutée que cela pourrait avoir pour les habitants, comme celle d’installer des jardins potagers, où il n’y avait que du béton et du goudron. Bien entendu il faudrait s’atteler parallèlement aux grands pollueurs d’une cité et se poser la question comment restreindre les émissions nocives. Comme on le voit il y aurait pour le citoyen normal, de quoi avoir des activités créatrices qui pourraient – O miracle – faire plaisir. Ce n’est que dans une ambiance « festive » que des progrès pourront être faits. Ce serait aussi un moyen de revoir complètement tout ce système de contraintes qui nous est imposé au travail ou dans les loisirs. Il est parfaitement possible d’être effectif tout en respectant l’environnement les autres et soi-même, en tenant compte de nos besoins. Je vous propose une autre manière de vivre, exempte d’interdits.

pm

https://www.nouvelobs.com/sciences/20180731.OBS0366/rechauffement-climatique-on-peut-changer-les-choses-en-agissant-au-niveau-des-villes.html

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