Matteo Salvini et Luigi Di Maio ont rédigé leur contrat de gouvernement. Tout d’abord il veulent exiger de la Banque Européenne une remise de dette de 250 milliards d’Euro, que cela ! Mais Mario Draghi ne pourra rien faire pour eux, car il n’entre pas dans ses compétences d’accorder ou non une remise de dette. Cela démontre que l’Italie chauvine sera au rendez-vous, lorsqu’il s’agira de l’UE. Mais un point est d’or et déjà acquis, le pays ne sortira pas de la zone Euro. Donc maintient de la monnaie commune. Mais il faut s’attendre que le péninsule veuille remettre en question certains points, qu’elle considère comme étant de l’ingérence dans les affaires intérieures du pays. Il serait même question de renégocier le traité entre l’Italie et l’UE. Au niveau social nous aurons du populisme pur, comme le paiement pendant deux ans d’une somme de 780,00 euros mensuels à tous chômeurs italien pendant deux ans. Comme contre-mesure il est question de relever l’âge de la prise à la retraite à 67 ans. « Salvimaio » déclare en même temps que tous citoyens ayant cotisé pendant 41 ans, pourra quitter, quelque soit son âge, sans préjudices, son emploi. Les experts de tous bords jugent que ces mesures coûteront la sommes astronomique de 100 milliards, mais où prendre l’argent si les caisses sont vides ?

Dans le domaine des migrants, il est prévu que les barcasses des réfugiés ne pourront pas accoster dans un port italien et seront forcées de rebrousser chemin. Et si cela ne marche pas à cause de la vétusté des embarcations, ils seront expulsés séance-tenante et ramenés dans le pays, d’où ils sont partis. « Salvimaio » s’en lave les mains, que cela blesse la convention internationale des réfugiés. Ceux qui partent de leur pays d’origine pour des questions politiques ou religieuses doivent trouver asile dans la nation, où ils en font la demande. On n’ose presque pas croire ce qui arrivera, si les autorités compétentes remplissent les demandes de la coalition Cinq étoile/La Ligue. Tout cela a le relent malsain de l’époque du fascisme. Mais une chose est claire, le volontarisme affiché par la nouvelle équipe buttera sur la réalité économique de l’Italie. Et puis encore un point important. Il n’est pas question que l’Italie quitte l’OTAN. Le pays se rapprochera de l’Amérique de Trump, chez qui les deux formations gouvernementales se retrouvent. Notamment en ce qui concerne la ventes des armes. Chaque citoyen a le droit de se défendre ! Je pense que les citoyens s’apercevront rapidement qu’un tel modèle est de l’hérésie et que finalement ce seront eux qui paieront les frais. Je doute fort qu’un tel gouvernement puisse être pérenne, d’autant plus que ni Salvini, ni Di Maio deviendront les chefs du gouvernement. Cette personne n’a pas encore été nommée. Où il deviendra un pantin ou un tyran. Il n’y a pas d’autres solutions. Pour l’instant il n’y a pas d’homme ou de femme-providence du style Mussolini, ce qui n’est pas forcément bon pour ce gouvernement. Le peuple n’aura donc probablement pas son Duce, ce qui pourrait-être une tare pour un régime qui se veut autoritaire. Et l’UE ? Elle devra rester campée sur ses positions et faire le dos rond. Ce ne sera probablement qu’une étape. Inch’Allah !

pm

https://www.nouvelobs.com/monde/20180517.OBS6816/italie-le-tres-inquietant-programme-de-gouvernement-de-salvini-et-di-maio.html

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