Pour la deuxième fois consécutive le chômage a baissé en France. Du jamais vu depuis 2008. De surcroît ce sont 110 000 chercheurs d’emplois qui ont trouvé du travail. Le plus haut taux trimestriel depuis 2001. On est en droit de se demander si cette baisse était intervenue plus tôt, si les quotas de la présidence et de ceux du gouvernement aurait été aussi bas. J’ai l’impression que cela n’aurait pas joué un rôle primordial. Il en va beaucoup plus d’un malaise général que nous retrouvons un peu partout dans le monde. Des citoyens s’évertuent à scier la branche sur laquelle ils ont pris place, dans l’espoir d’un changement. Comme l’a prouvé l’élection de Donald Trump aux États-Unis, cette dynamique va bien au-delà du raisonnement. Les milieux moyens qui risquent de plus en plus de s’appauvrir, ont élu celui qui pourrait encore plus les mettre à contribution. Il leur a fait miroiter qu’il était de leur bord, lui le milliardaire qui n’a jamais eu de scrupules pour précipiter des gens dans la misère, si cela pouvait l’arranger. Il était là et cela devait être évident qu’il gagne la course, car il était diamétralement différent de ceux qui était au pouvoir à Washington. Au lieu de mettre en place un système social qui puisse rassurer sa clientèle, il semble vouloir continuer à se mettre au service des millionnaires et milliardaires, La composition de son cabinet en est la preuve éclatante. Cela démontre que les gens agissent souvent sans réflexion. En France la plupart de ceux qui soutenaient François Hollande ont quitté le bateau et ont rejoint en partie le FN. Pourquoi cet exode ? Ils ne voulaient pas d’un président-citoyen qui aurait dû leur être proche. Ils préféraient un homme ayant la stature d’un chef et ceci peu importe son action.

L’érosion de la gauche a eu lieu dès le tout début du quinquennat à cause d’une certaine frivolité en ce qui concerne les décisions à prendre et celles qui ont été prises demandaient de gros sacrifices aux Français, afin de faire redémarrer l’économie comme cela paraît être le cas actuellement. Avec des si on mettrait Paris en bouteille. La raison pour laquelle il serait erroné d’esquisser des faits qui sortent tout droit de l’imaginaire. Je pense que le soutien populaire est un but de plus en plus difficile à atteindre. Il est à craindre qu’une majorité de personnes réfutent le pragmatisme, même si ce dernier est la meilleure des solutions pour avoir du succès. C’est devenu malheureusement une affaire de tripes. C’est l’individu qui compte même si ses déclarations sont contradictoires comme c’est le cas de Donald Trump. La politique est en train de perdre ce qui fait sa force, celui d’une gestion raisonnable du bien public. Vous me direz que le culte de la personnalité a toujours existé. Je vous l’accorde, mais l’effondrement probable du PS par exemple, est beaucoup plus grand à cause du manque de personnalités, tout aussi contestables qu’elles puissent être, ayant un certain charisme. Lorsqu’on voit le panel actuel des candidats en lice, il n’y a pas de quoi crier victoire. Je crains que personne ne soit en mesure d’arriver à contrecarrer personnellement Madame Le Pen justement à cause de ce fait. Nous aurons à faire à des citoyens correctes, sans plus. De quoi ne pas éveiller l’enthousiasme !

pm

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/12/26/nouvelle-baisse-du-chomage-en-novembre_5054213_1698637.html

Pierre Mathias

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