Dilma Rousseff a vaincu son adversaire du centre-droit Aecio Neves sur la ligne d’arrivée. 51,45% contre 48,55% n’est pas un résultat très enthousiasment. Mais je trouve étonnant que la Présidente de gauche ait pu gagner les élections après les émeutes de cette année. La corruption du milieu politique a amené des milliers de citoyens dans la rue. L’inefficacité du système de la santé, scolaire ou des transports ont été les thèmes abordés. Une fois de plus on a de la peine à comprendre qu’une telle candidate ait pu gagner. Est-ce la peur du changement ? Ou la personnalité de Neves qui a inversé l’esprit de réformes ? Il est évident que le Brésil a choisi des options qui le mène dans des difficultés financières. Tout d’abord le championnat du monde de football, puis les jeux olympiques. Si j’en crois les marchés financiers, la situation économique du pays s’est détériorée. L’ambiance euphorique de ces dernières années a laissé place à un certain blues. C’est le problème des pays émergents. En ce qui concerne l’Amazone il y a eu massacre pour des raisons économiques. L’écologie est passée au deuxième plan pour satisfaire l’avidité de certains requins et ceci avec la complicité de Dilma Rousseff. Comme homme de gauche je condamne cette attitude d’autant plus que le peuple n’en a pas profité à sa juste mesure. Les favelas et la pauvreté n’ont pas disparu que je sache. Ce n’est pas avec des promesses qu’on peut se remplir la panse. Mais malgré tout une majorité a élu la présidente sortante. Il est à espérer qu’elle en ait tiré les leçons. La peur que les prestations sociales en pâtissent a été probablement la raison de sa réélection. J’aurais souhaité que le peuple brésilien continue à réclamer plus de justice. Il serait maintenant temps pour Dilma Rousseff de revoir sa copie et d’écouter la voix de ses opposants. Elle ne peut plus certes renvoyer les JO, mais elle devrait se poser la question si les sommes colossales investies en valent la peine. Pour un coup de pub, c’est du délire. Je pense qu’il aurait été préférable d’investir dans les écoles ou dans les hôpitaux, de réformer l’infrastructure en général. La folie des grandeurs a mené plus d’un pays à la ruine. Je crains que le Brésil aura à subir ce fléau et tout ceci pour satisfaire l’orgueil d’une classe dirigeante mégalomane.

 pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/10/26/dilma-rousseff-reelue-presidente-du-bresil-avec-5145-des-voix_1130252

Pierre Mathias

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