Je ne peux pas concevoir qu’un politicien puisse dire de lui qu’il est vertueux. Avec l’affaire Fillon on voit ce que peut déclencher une telle déclaration. J’essaie d’être correcte, mais je sais aussi que je ne peux pas être parfait comme le candidat des Républicains voudrait l’être. Il est tombé dans le piège. J’attends de toutes personnes ayant la prétention de briguer de hauts postes, qu’ils soient plus habiles. Je ne suis de loin pas un apôtre de la vertu, mais je demande un peu plus de doigté. Lorsque François Fillon a déclaré que deux de ses enfants l’avaient secondé en tant qu’avocat, il s’est à nouveau fourvoyé dans des explications bidons, ceux-ci n’étant qu’étudiants. Je peux très bien m’imaginer qu’il a depuis des insomnies. C’est moins les faits eux-mêmes que je lui reproche, bien plus sa manière de gérer la crise. Même s’il arrivait à prouver que tout s’est déroulé dans la légalité, les sommes (500.000 €) dont il est question sont indécentes lorsqu’on sait que bien des familles vivent dans la plus grande pauvreté. Aussi le salaire de 5000 € de sa femme payé par une maison d’éditions, où elle n’a que livré deux entrefilets en deux ans, se passe de commentaires. Je ne vais pas revenir là-dessus. Mais une chose est claire, il n’est dorénavant aux yeux des Français plus Monsieur Propre. Je ne peux pas éprouver de la satisfaction car tout prouve que le monde politique se comporte vraiment de travers. J’ai toujours essayé de décrire le travail des députés comme étant très astreignant et demandant bien des sacrifices. Les salaires qu’ils touchent sont parfaitement justifiés ainsi que les sommes allouées à leurs conseillers, aux secrétaires ou aux attachés de presse. Mais l’État est en droit d’exiger d’eux, qu’ils aient une gestion plus que transparente. Toutes activités doivent être documentées. Weiterlesen…