Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, est le seul syndicaliste qui soutienne la réforme de la retraite proposée par Emmanuel Macron, qu’il considère comme étant plus équitable que le régime actuel. Sa formation ne participera pas à la journée de grogne du 5 décembre. Un bras de fer de plus pour le Président de la République. J’ai déjà pris position à ce sujet, déclarant qu’il ne fallait en aucun cas toucher aux revenus des retraités, car cela pourrait, à côté des conséquences sociales, entraver l’équilibre économique de la France. Le nombre des seniors augmentant de plus en plus, leur contribution à la marche des affaires est un facteur économique important. Il faut éviter à tout prix que le panier de la ménagère « perde des plumes ». Au contraire, il faudrait à tout prix donner aux personnes du troisième âge plus de moyens. Une discussion qui a lieu actuellement en Allemagne pour que les rentes minimums soient revalorisées. La situation des pensionnaires est encore bien plus tendue qu’en France. Il y est utopique de croire qu’on peut vivre de la retraite. De plus en plus de personnes âgées sombrent dans la précarité ce qui envenime le climat politique. C’est moins la migration qui pousse ce pays vers l’extrême-droite, que les injustices sociales que vivent des tranches de la population. Une situation scandaleuse qu’on essaie de corriger en accordant une rente minimum à chaque citoyen. Mais elle est inférieure au SMIC.

Lorsque Laurent Berger dit qu’il veut sortir le pays de la dépression, c’est une bonne intention, mais n’est-ce pas une baudruche ? Des paroles en l’air, car elle ne s’assortissent pas de mesures concrètes. Je pense qu’il faut s’arrêter de jouer au Père Noël. Lorsque les caisses sont vides, il n’est pas possible de distribuer de l’argent. C’est une évidence en France, la raison pour laquelle le gouvernement est acculé à faire des réformes, qui en fin de compte pourrait se solder par un ralentissement des prestations. Le bon sens voudrait qu’on donne un coup de fouet au marché intérieur, mais cela ne semble pas être possible. Tant que le chômage est encore si important, il est inutile de se faire des illusions. Il ne peut pas être question de corne d’abondance. Laurent Berger demande au gouvernement de « sortir du bois » pour « éclaircir sa position sur la pénibilité, sur les carrières des femmes, sur les régimes particuliers ». S’opposant à la « clause du grand père », qui consiste à appliquer les réformes qu’aux nouveaux venus. Le secrétaire général de la CFDT estime que « la réforme s’applique à tout le monde ». Pour ne pas perdre pied chez ses membres, en particulier chez les cheminots qui ne suivent pas sa ligne d’action, il a dit : « Aujourd’hui, le gouvernement, par ses atermoiements, donne à penser que cette réforme, ils en auraient peur parce qu’elle serait punitive ». Il ne fait aucun doute que ce sont les faibles revenus qui sont en premier lieu concernés. Il aurait été pour ma part été plus adéquat d’augmenter l’impôt sur la fortune et l’imposition des transactions boursière. En contre-parie alléger la fiscalité en ce qui concerne les créations d’emplois. C’est à dire des investissement faisant travailler l’argent au profit des citoyens. Je donne raison à Laurent Berger demandant qu’il y ait plus de dialogue dans le domaine social. Pas d’anathèmes

pm

https://www.nouvelobs.com/social/20191126.OBS21577/laurent-berger-il-faut-sortir-le-pays-de-sa-depression.html

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