La honte et la colère, c’est ce que ressent le pape François lorsqu’il a appris ce qui s’est passé en Pennsylvanie, où plus de 300 prêtres ont molesté et violé des enfants. Il y a eu plus de 1000 victimes. Les derniers faits remontent à 2010 et pourront être jugés. Pour les autres il y a prescription. « Les prédateurs » ne se retrouveront pas en justice s’ils vivent encore. Les autres sont décédés. Il est déconcertant de constater que nous ne sommes pas arrivés au terme des investigations en ce qui concerne la pédophilie dans le milieu ecclésiastique. Mais ce qui est prioritaire, c’est que des méfaits tels que ceux évoqués, ne se reproduisent plus. Mais ce ne sont pas des paroles bien-pensantes qui changeront quoi que se soit. Il faut passer à l’acte. Tant que le célibat restera un dogme intouchable, rien ne pourra s’améliorer. Je ne vois pas les raisons théologiques qui obligent des jeunes gens de renoncer complètement à leur sensualité. N’est-ce pas un déni de ce que Dieu nous a offert de plus beau, l’érotisme ? Il ne suffit que de lire les merveilleux chants de David, afin de se rendre compte, que la foi ne peut pas être amputée de ce qu’il y a de plus noble : l’amour. Le pratiquer que mentalement mène à la longue à des pressions insoutenables, qui expliquent de tels drames. Les adeptes du célibat diront, que toutes personnes voulant entrer au sein de l’Église savent à quoi s’en tenir. Oui, mais prenez les séminaristes, qui dans un premier temps sont plus ou moins otages de leur foi. Dans leur enthousiasme ils sont dans un premier temps, à des milliers de lieues de l’amour physique. Mais comme les cas de la Pennsylvanie le démontrent, il faut vraiment être un saint si on ne veut pas toucher au fruit défendu. Mais au lieu que ces relations se passent à un âge normal, tout cela se déroule dans le cadre de la pédophilie. Des enfants, dont les prêtres avaient le devoir de les protéger, sont attaqués dans leur intimité par ceux qui en avaient la garde.

Je sais, le harcèlement des enfants ne s’arrêtera pas si le célibat était éliminé, mais je pense que le nombre des victimes se limiterait un peu, qu’une bonne pratique de la religion ne peut qu’être réalisée, si elle se conforme à la nature. La sexualité en fait partie, qu’on le veuille ou pas. Je pense qu’une attitude restrictive ne peut que causer du tort à l’Église au sein de la société. Mais d’un autre côté il ne faudrait pas empêcher ceux, qui veulent exercer le célibat de le faire. Puis il y aussi la question de l’homosexualité. De sa nature l’église catholique a été un aimant pour toux ceux et celles qui se sentent attirés par le même sexe. Le Vatican aura beau condamner de telles pratiques, je crains fort que rien ne changera. Ce n’est pas en voulant escamoter les problèmes, que l’Église pourra prendre en compte l’évolution de la société. Je ne prétends pas qu’elle doit s’y plier, mais elle ne peut pas ignorer les découvertes faites par la science. Il m’est aisé d’écrire ces quelques lignes, mais je connais les difficultés qu’elle aura à faire du neuf, elle qui tire toute son énergie dans le passé, dans ses traditions. Le scandale de Pennsylvanie démontre qu’il faut agir au plus vite. En ayant voulu protéger les prêtre-félons, la hiérarchie s’est mise hors-jeu, en niant des faits irréfutables. C’est bien là qu’il est question de honte !

pm

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/16/etats-unis-le-pape-se-dit-du-cote-des-victimes-des-300-pretres-pedophiles_5343221_3222.html

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