Que de ferraille, que de puanteur, que de bruit… Des automobilistes stressés… La ville est en passe de devenir un cauchemar. Puis le diesel, avec ses particules qui détruisent les poumons et qui peuvent provoquer le cancer ! Pauvre Paris, tu n’as pas mérité cela ! Je trouve bon qu’Anne Hildago continue ce que Jacques Chirac a commencé en 1970, doter la capitale de pistes cyclables. Je ne comprends pas le tollé général en ce qui concerne la réduction de la circulation. L’urbanisme d’une vieille ville n’est pas adapté à un réseau d’autoroutes urbaines comme c’est la cas de Los Angeles par exemple. Il faut qu’elle respire et qu’elle donne la priorité à la vie, non pas aux moteurs polluants. Puis l’illusion de parvenir plus rapidement de A à Z. Du pipeau. Et le problème du stationnement ! Je ne vois pas quel plaisir on peut avoir de tourner des heures et des heures en rond ou de payer à prix d’or le droit de laisser sa voiture dans un parking ! Sans parler des embouteillages ! Les amis, je conduis depuis l’âge de 18 ans, j’en ai 71 et j’ai encore bien du plaisir d’être au volant, mais pas dans de telles conditions. Peut-être qu’il nous faut reprendre conscience de ce que peut être la proximité. Tout d’abord il faut prendre le temps d’en jouir. De vouloir considérer l’agitation comme une preuve d’efficacité, est une des plus grandes erreurs de ce début de siècle. Lorsqu’on s’aperçoit du temps perdu lors de conférences absolument inutiles, où il en va seulement de l’ego de certains responsables autoproclamés, il est difficile d’admettre tout ce stress. Il en va en ville comme dans le métier, il faut réfléchir avant d’agir. C’est aussi valable pour les déplacements. Je pars du principe que je dois prendre les moyens de transports publics, lorsque c’est possible. Et si j’habite en banlieue, je peux laisser mon véhicule à l’extérieur. Mais les municipalités doivent tout faire pour faciliter de telles démarches. En règle générale le prix des tickets est trop élevé. Lorsqu’on calcule les coûts dus à la pollution, une baisse du prix des transports serait justifiée.

Les Pays-Bas ont été une des premières nations a mettre la bicyclette sur un piédestal. Cela a été une grande contribution du point de vue de la santé publique. Je pense qu’il faudrait avancer de tels arguments à Paris. Puis il y encore un élément important dans une ville qui vit du tourisme, c’est la détériorations des façades dues aux gaz d’échappement. On ne peut pas ravaler constamment Notre-Dame ou le Louvre. Veiller à cela serait un grand pari pour assurer la pérennité d’une ville-musée. Des rues dégorgées de voitures seraient un atout de taille pour attirer encore plus de visiteurs venant du monde entier. Je pense qu’avec l’organisation des jeux olympiques, Paris pourrait mettre au point un modèle d’avenir pour l’urbanisation des grandes cités. Je ne crois pas tellement aux interdits, plutôt à une participation citoyenne. Pour évoluer dans le bon sens il faudrait tout d’abord définir de ce qu’on attend de l’automobile dans le milieu urbain. On s’apercevra rapidement, qu’en développant le travail à domicile, une grande partie des problèmes pourraient être réglés. La preuve qu’il faut mettre tout sur la ballant, ne pas entrer dans détails avant de savoir où on va ! Et avant tout bousculer des partis-pris. À l’attaque Anne Hildago !

pm

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171005.OBS5600/reduire-la-place-des-voitures-a-paris-c-est-la-droite-qui-a-commence.html

Pierre Mathias

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