À nouveau un attentat en Bavière. Un réfugié syrien s’est donné la mort à Ansbach en se faisant exploser hier soir. 12 personnes ont été blessées. Le meurtrier était connu des autorités à cause de ses troubles psychiques. Une fois de plus l’action d’un déséquilibré. Mais dans ce cas-là il y a eu probablement un arrière-plan islamiste. Sommes-nous en pleine épidémie meurtrière en Allemagne ? Y aura-t-il des émules du jeune homme qui a tué vendredi soir 9 personnes à Munich ? Je le pense malheureusement. Des actions individuelles ne pouvant pas être combattues efficacement. Il est connu, que lorsque la folie meurtrière est de mise, il se trouve toujours des personnes qui veulent suivre de tels exemples. La mort sera encore au rendez-vous, que l’on veuille ou non. Que faire ? L’Allemagne renforcera encore son dispositif sécuritaire en autorisant son armée à intervenir en cas de danger. Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans une flaque ayant comme but de rassurer les citoyens. Malgré une présence accrue des forces de l’ordre, le crime ne pourra pas être éradiqué. Personne là-bas ne veut d’un État policier. Les exemples du 3ème Reich et de la RDA ne sont pas encore du domaine de l’histoire. Mais même un Stasi n’aurait pas pu stopper cette vague meurtrière. Il en va du maintien de l’ordre démocratique qui veut assurer à tout le monde la liberté. Il est évident que l’EI cherche par tous les moyens à ébranler notre société. Mêmes des actes ne découlant pas de son initiative seront récupérés. Les fous sont les bienvenus, même s’ils ne se sentent pas concernés par cette organisation terroriste. Psychologiquement il est possible d’inciter des malades à commettre des méfaits. Nous sommes plongés un peu partout en Europe dans une hystérie sécuritaire. Chaque fois qu’il y aura des cas identiques à ceux de Munich ou d’Ansbach, il y aura des critiques envers les autorités.

Pourquoi n’agissent-elles pas préventivement ? Comment le faire ? Il faudrait inciter les gens à la délation, ce qui est insupportable. Dénoncer tout simplement des voisins peut amener la dictature. Peut-être la raison de choisir le moindre mal. Il ne faut jamais oublier que nos ennemis n’ont qu’un but, celui de nous déstabiliser. C’est là que réside le plus grand danger. Dès l’instant où nous avons peur de quitter notre domicile, un des buts de l’EI est atteint. Il serait opportun de ne pas se laisser intimider, d’affronter malgré tout un certain risque. Lorsqu’on compare le nombre de victimes dû à des attentats, il est infime par rapport à celui de la route. Je sais, une telle comparaison est bancale, car dans le cas qui nous préoccupe il y a volonté de tuer. À Nice on cherche des responsables, cela est légitime, mais je crains qu’une telle démarche ne pourra pas changer grand chose au danger actuel. Aurait-il fallu interdire la fête du 14 juillet ? Demander aux gens de rester enfermés chez eux ? Non, cela aurait eu des conséquences encore pires sans pour autant éradiquer le terrorisme. À Munich il s’est agi d’un centre commercial. Faut-il interdire de s’y rendre ? Non cela n’est pas possible. Vouloir s’enterrer comme cela avait été le cas avec la ligne Maginot n’apportera rien. Que l’on veuille ou non, il faut continuer à vivre.

pm

http://www.liberation.fr/planete/2016/07/24/apres-la-tuerie-de-munich-l-allemagne-en-plein-debat-securitaire_1468190

Pierre Mathias

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