La Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal-logement en France. Un environnement plus ou moins délabré ayant un effet nocif sur la santé. Des maladies comme la tuberculose, l’otite ou l’asthme sont monnaie-courante dans un tel contexte. Une fois de plus ce sont ceux qui vivent dans la précarité qui sont atteints. Les enfants et les personnes âgées sont les plus touchés. Lorsque les murs sont moisis, c’est un danger continuel pour ceux qui passent leur temps dans de tels appartements ou maisons. Il serait donc urgent de rénover ou de détruire des immeubles se trouvant dans un tel état. Comme toujours l’argent manque, ce qui n’arrange pas les choses. La lutte contre la pauvreté devrait avoir la priorité absolue. Lorsqu’elle sévit, les gens se nourrissent mal, ce qui vient encore s’ajouter à la vétusté du logis. Qu’il soit dit, toute la société porte la responsabilité d’une telle situation. Lorsque l’économie marche mal, comme c’est le cas actuellement, les effets pervers de la précarité augmentent. Les communes ont de moins en moins de ressources et ne sont pas en mesure de réagir comme elles le devraient. Et le privé ? Vouloir investir dans les HLM n’est guère profitable mêmes si le service public paie les loyers. Il faudrait augmenter les dérogations fiscales pour attirer plus d’intéressés. Comme on le sait ce n’est guère possible, car les caisses sont plus ou moins vides. Ce qui risque de se passer est la perpétuation du laxisme que nous connaissons actuellement. Nous détournons nos regards quand cela risque de devenir désagréable.

Lorsqu’on se donne la peine d’évaluer les coûts du mal-logement, il ne faut pas s’arrêter aux constructions, à la remise en état des lieux. Il faut prendre en compte des sommes incroyables devant être dépensées dans le cadre de la santé publique. Chaque maladie due à l’insalubrité de l’environnement, coûte à la sécurité sociale des milliards. Il faut donc mettre en parallèle tous ces éléments. Je trouve bien que la Fondation Abbé Pierre publie de tels rapports. Mais ils devraient être lus afin d’effectuer les remises en état. La France a un parc immobilier, qui certes a fait des progrès considérables ces dernières années en ce qui concerne les rénovations, mais qui laisse encore à désirer. Dans la plupart des immeubles il faudra changer les fenêtres pour arriver à un taux d’isolation plus élevé. Ce sera au profit de l’écologie, mais avant tout un bien-fait pour les locataires. Une contribution pour économiser l’énergie, entraînant par la même occasion une réduction des frais de chauffage. L’argent ainsi récupéré devrait à mon avis couler encore plus dans l’amélioration du logement. Je pense que de telles mesures ont un intérêt national. Les métiers de la construction seraient ainsi les bénéficiaires. Au niveau du travail une bonne initiative. Ne soyons pas dupe. La solvabilité des particuliers et celle de l’état se mesure par rapport au patrimoine. En rénovant l’immobilier on donne un coup de fouet à l’économie. Des investissements nécessaires pour provoquer une relance. Un effet psychologique indispensable pour sortir tout le pays de l’ornière. Déclarer le logement comme étant prioritaire ne peut que nous profiter à tous.

pm

http://www.lemonde.fr/logement/article/2016/01/28/tuberculose-asthme-otites-quand-le-mal-logement-degrade-la-sante_4855602_1653445.html

Pierre Mathias

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