Manuel Valls a gagné le vote de confiance à l’Assemblée Nationale avec 269 contre 244 voix. Ceci quelques jours avant l’annonce probable d’un retour en politique de Nicolas Sarkozy. Ce dernier va partir en croisade contre lui et le traiter d’incompétent. Le premier ministre n’a nullement l’intention de se cacher, malgré les chiffres catastrophiques de l’économie ou des affaires plus ou moins croustillantes. Passons! Le volontarisme m’inspire toujours des sentiments plus ou moins contradictoires. Je n’aime pas trop qu’on jette l’éponge. Mais il peut aussi aveugler, étouffer la réflexion. L’ancien président nous a démontré où cela peut mener : dans le chaos. N’oublions pas son héritage. Il est aussi la cause du marasme où nous nous trouvons. Manuel Valls ferait bien de ne pas suivre cet exemple. Chaque fois que Sarkozy était acculé, il sortait des colombes de son chapeau-clac. De l’illusion ! La réalité est dure à avaler. Elle n’encourage pas les gens à voter pour vous. Mais elle est incontournable par les temps qui courent. Pauvre PS ! Il se débat dans un monde qu’il ne comprend plus, où il n’y a plus rien à gagner. Parler de la justice sociale et ne pas pouvoir y contribuer, est un exercice infernal pour les camarades. Dans un dernier sursaut ils ont essayé de protester. En vain, la fronde n’est qu’un petit soubresaut, rien de plus. Et maintenant ? Il faut espérer que le grand timonier reprenne les choses en main.

 pm

http://www.lemonde.fr/politique/video/2014/09/16/vote-de-confiance-un-pari-reussi-pour-manuel-valls_4488649_823448.html

Pierre Mathias

La loi contre le terrorisme qui est à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale, n’est pas une source de liberté. Elle restreindra fatalement le droit de se mouvoir où bon nous semble. Certains citoyens se verront interdire de quitter le territoire pour cause d’islamisme. Même si ces mesures sont compréhensibles, elles me font mal au ventre. Nous nous acheminons vers un esclavage général où chaque parole, chaque pas seront enregistrés. Plus de secrets d’alcôves, plus d’intimité. Je trouve parfaitement inadmissible d’être constamment espionné. Sommes-nous devenus des marionnettes ? Oui… mais nous essayons de l’ignorer. Où sont passés les droits de l’homme ? La possibilité d’agir comme nous le voulons ? Le pire est que nous acceptons cet état de fait comme une fatalité. Le portable offre la possibilité à la police et aux divers services de renseignement de nous suivre constamment dans nos déplacements. Impossible de se soustraire ou presque. Dans une Europe qui vire de plus en plus à droite, il est à craindre que le système répressif devienne de plus en plus rigide. Et que faisons-nous ? Nous nous pâmons devant les progrès techniques au lieu de parler d’éthique. Tout au moins pour une majorité. Un gouvernement de gauche ferait bien de ne pas se laisser infecter par ce virus totalitaire. Mais ce n’est malheureusement pas la cas. Il fait la surenchère pour démontrer qu’il est capable de montrer plus de fermeté. Si c’est ainsi, nous ne pouvons que remballer nos belles paroles. Où sont passées nos libertés ? Elles se sont mises en grève.

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/15/terrorisme-un-projet-de-loi-dangereux_4487639_3218.html

Pierre Mathias

Les Suédois ont donné une victoire à la gauche. Les sociaux-démocrates peuvent avec 31% nommer le premier ministre. Mais parallèlement l’extrême droite, à 10,5%, est devenue la troisième force du pays. Le même phénomène a eu lieu en Thuringe et dans le Brandebourg lors d’élections régionales. AfD, un nouveau parti populiste et anti-européen a également dépassé les 10%. Nous nous trouvons devant un très grave problème. Celui de la peur. De plus en plus de citoyens croient pouvoir sauver leur peau en cherchant l’homme providence. Ils ne se rendent pas compte que la propagande de ces partis est un mensonge. Leurs théories économiques ne reposent sur rien. Les promesses sont des châteaux de sable et s’écrouleront à la moindre bourrasque. Que ce soit en France ou en Suède, les apprentis-sorciers sont à l‘œuvre et enveniment encore plus le climat qui n’est pas bon. Comment inverser une telle ambiance ? Ce n’est pas en distribuant des sous que cela changera quoi que ce soit. Il en va de la motivation. Les gens doivent avoir l’impression d’être un temps soit peu utiles. Ils ont l’impression de rouler à vide. Le boîtier à vitesses semble être en grève. L’histoire a démontré que dans de tels cas on recourrait à la guerre. Tout détruire pour renaître ensuite des cendre comme phénix. Refaire démarrer les nations en reconstruisant ce qui a été détruit. Une logique atroce qu’il faut récuser à tout prix. N’avons-nous rien appris ? Faut-il en arriver là ? Je refuse de le croire.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/14/suede-victoire-de-la-gauche-et-percee-de-l-extreme-droite_4487276_3214.html

Pierre Mathias

La discussion qui s’est enflammée au sein du groupe socialiste de l’Assemblée Nationale est du point de vue politique normale ; bien moins lorsqu’on jauge son aspect pragmatique. Martine Aubry a raison lorsque elle place l’opinion personnelle d’un député en haut de la pyramide. Mais lorsque la chaumière brûle, il faut tout d’abord éteindre l’incendie au lieu d’attiser les flammes. Nous sommes dans une situation qui se dégénère de plus en plus. Le FN glane de plus en plus de voix et que fait la majorité : elle se tire dans les pattes ! N’avez-vous pas compris que nous nous trouvons dans un cul-de-sac ? Il en va de la nation toute entière, pas seulement du PS. Je suis le dernier à cautionner entièrement la politique de Manuel Valls, mais je ne vois pas d’autres solutions que de ménager un gouvernement menacé d’agonie. Je ne vois pas ce que le désordre pourrait nous apporter. Comme homme de gauche, j’ai du mal à accepter ce qui se déroule. Je trouve qu’il est parfaitement déplacé d’entretenir la zizanie pendant que le paquebot coule. Je salue au passage le Titanic que le capitaine considérait comme étant solide comme roc, pouvant braver tous les icebergs ! Le résultat nous le connaissons ! Mais je ne suis pas du gabarit de ceux qui quitte le bateau lorsqu’il sombre dans les eaux noires de l’océan. Cela peut paraître ridicule aujourd’hui, où l’égoïsme prime, où le « moi je » est un évangile. Madame Aubry, nous sommes obligés de choisir des priorités. La seule possibilité est l’intérêt de la France, pas celui d’un individu, quelle que soit sa position.

pm

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/09/13/vote-de-confiance-martine-aubry-refuse-d-appeler-a-l-unite_4487149_823448.html

Pierre Mathias

 

Irina Dovgan, une esthéticienne ukrainienne de 52ans a été torturée à Donetsk par des séparatistes. Ceci à cause d’accusations injustifiées la traitant de criminelle. À la guerre comme à la guerre ! Non, je ne peux pas accepter de telles excuses. Malheureusement il n’y a pas un seul conflit où les droits de l’homme sont respectés. Ce sont les femmes qui souffrent le plus, parce qu’elles n’ont souvent pas les moyens de se défendre. Ce n’est que par un miracle qu‘ Irina a été sauvée. Un photographe a fait une prise de vue la montrant en train de se faire lyncher par des habitants pro-russes et l’a placée sur Internet. C’est évidemment pas la meilleure pub pour les séparatistes. La raison pour laquelle le commandement l’a remise en liberté. Je suis sûr que de tels cas se sont produits de l’autre côté. Mais ne nous faisons pas d’illusions. Certaines nuits passées dans des commissariats en France ou en Allemagne ne sont pas des exemples de galanteries. Lorsque les hommes croient être détenteurs d’une certaine moralité, ils violent parfois certaines règles élémentaires. Pourquoi ? Parce qu’ils croient représenter la loi, ce qui donne à leurs yeux des droits absolus. Il est bien évident qu’il faut lutter par tous les moyens contre ce fléau. L‘ harcèlement moral est malheureusement entré dans les mœurs. De la maternelle à la vie professionnelle le sexisme est omniprésent. C’est un fléau causé par la certitude que tout est permis, qu’il n’y qu’à prendre ce qui se présente. J’en ai la nausée !

 pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/09/12/ils-m-ont-prise-par-les-cheveux-et-l-enfer-a-commence_1099260

Pierre Mathias

La question d’une indépendance régionale me poursuit. La Catalogne sera-t-elle un jour aussi livrée à elle-même? 1,8 Millions d’autonomistes sont descendus dans la rue pour revendiquer leur droit à la liberté. À cause de leur langue et leur culture, ils manifestent leur volonté à se détacher de l’Espagne. Ce phénomène ne s’arrêtera pas là. Le Pays Basque, la Bretagne, la Savoie et bien d’autres régions se mettront sur les rangs. Ce n’est pas un problème national, bien plus celui de l’UE. Dans de telles conditions, les idées les plus folles peuvent être évoquées. Pourquoi garder une entité nationale ? Pourrait-on regrouper au sein de l’Europe les régions et donner à Bruxelles bien plus de prérogatives ? Celles d’un État souverain ? C’est peut-être une utopie, mais si il y a démembrement de la carte actuelle du continent, il faudra bien réorganiser le tout. Une chose est claire, de petits pays ne pourront pas survivre face à la concurrence mondiale. Ce n’est que dans l’unité que nous pourrons nous affirmer. Je comprends parfaitement le désire de pouvoir participer plus directement au destin de sa région. D’avoir accès plus directement aux décisions. Mais soyons réalistes. Le destin de l’Europe toute entière se joue à Bruxelles. C’est là que les grandes lignes de la politique et de l’économie se dessinent. Une vérité que les séparatistes ont de la peine à gober. L’autodétermination est dans un tel contexte une illusion. C’est le marché mondial qui nous dicte le politique. En faisant imploser les nations, on se rend plus dépendant. Une vérité difficile à accepter. Ne jouons pas avec le feu ! Les Écossais feraient bien d’y réfléchir !

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/11/les-independantistes-catalans-defient-madrid_4485466_3214.html

Pierre Mathias

Normalement je devrais plaider pour l’Europe des régions. Les sondages en Écosse devraient me faire plaisir. Mais je ressens autre chose. J’ai beaucoup de compréhension pour tous ceux qui cherchent la proximité. Mais j’y vois aussi un grand danger. La peur que le régionalisme se transforme en xénophobie n’est pas tirée des vers. Il y a qu’à prendre l’exemple helvétique. Des citoyens « bien pensants » érigent des barrières virtuelles en prétendant ainsi sauver leur identité. Ce qu’ils encouragent c’est l’esprit mesquin de clocher. Ils ne voient pas plus loin que leur nez et discriminent toutes personnes un peu trop bronzées. Le tout dans un microcosme. C’est à la fois lamentable et ridicule. L’Europe ne peut que se désagréger dans de telles conditions. Si on continue ainsi, il faudra mettre des postes-frontières tous les 50 kilomètres. Est-cela le progrès ? Les Anglais ont sûrement fait de graves erreurs en Écosse. L’intérêt qu’ils lui portent subitement est un sauve-qui-peut de la pire sorte. Ils auraient dû y penser avant. Malgré certaines réticences que je portes envers la fière Albion, je souhaite à cause des points évoqués, que la Grande Bretagne reste unie comme aujourd’hui. Encore un argument plaidant dans ce sens : en ex-Yougoslavie ils y eu des milliers de mort lors de son démembrement. L’histoire ne se répète pas me direz-vous, mais personne ne peut mettre la main au feu si l’Europe redevient un patchwork. Ne revenons pas la guerre de trente ans, où d’un village à l’autre on s’entre-tuait.

 pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/09/10/le-president-catalan-veut-une-ecosse-libre-au-sein-de-l-ue_1097843

Pierre Mathias

En France 70.000 personnes par an sont hospitalisées pour cause de tentative de suicide. Parmi elles une majorité de femmes. Trois fois plus d’hommes meurent. On compte 10.000 morts volontaires par an. Ces chiffres me laissent pantois. Quelle est la raison d’un tel cataclysme ? Est-ce le manque d’espoir ? La peur du déclin ou tout bêtement une partie de roulette russe ? Il est évident que le quotidien n’est pas facile à maîtriser, mais est-ce une raison de prendre ainsi congé ? Je me pose souvent la question de savoir si c’est un péché ou pas ? Au vu de notre histoire, il est difficile d’apporter une réponse valable. L’église n’est plus aussi stricte qu’elle était à l’époque. Tout en réprouvant la mort volontaire, elle apporte plus de mansuétude aux âmes en déshérence. Le théologien Hans Küng prend le suicide en considération lorsqu’il s’agit d’éviter la déchéance physique ou mentale. Vu sous cet aspect, il s’agit d’un acte de libération. Difficile à comprendre pour tous ceux qui veulent retarder l’échéance de la mort. Le suicide n’est pas immoral, car il découle souvent d’une grande douleur, d’un désespoir. Mais malgré tout il me vient quelques doutes. Comment se fait-il que dans les camps de concentration il n’y ait eu plus de morts volontaires ? Que jusqu’à la dernière seconde il y ait eu de l’espoir ? La vie était là aussi un bien si précieux, qu’il fallait à tout prix le préserver. Ceci jusque dans les chambres à gaz.

pm

http://www.liberation.fr/societe/2014/09/09/environ-70-000-hospitalisations-par-an-pour-des-tentatives-de-suicide-en-france_1096798

 Pierre Mathias