J’allais écrire un article un peu plus optimiste que d’habitude. La baisse du chômage en France m’aurait donné l’occasion de le faire. Mais un journaliste doit d’être le plus proche de l’actualité, la commenter sur le vif. C’est dans ma voiture que j’ai entendu la terrible nouvelle de l’exécution en Algérie de l’alpiniste Hervé Gourdel. On devait s’y attendre. Le Daesh ne connaît aucune pitié. Il fait régner la haine partout où il se trouve. J’ai de la peine à maîtriser mes sentiments. Je sais que toute vengeance serait condamnable. Qu’il faut garder tout son sang-froid et ne pas employer les mêmes armes que ces fanatiques. Seule la dignité nous permettra de vaincre ce mouvement dévastateur. De belles paroles, mais en tiendront-ils compte ? Ces combattants se sont transformés en assassins et ont perdu toute crédibilité. Ils se disent croyants, mais ne le sont pas. Je n’espère qu’une chose ce soir : qu’il n’y ait ni ratonnade, ni mosquée brûlée. Ne réagissez pas de cette manière, ne répandez pas le sang ! Les Musulmans de France n’appartiennent pas à ce rassemblement de fous-furieux. Ils croient comme nous en Dieu et se sentent horriblement désavoués par de telles pratiques. Allah ne peut pas cautionner de telles débordements. Je souhaiterais que nous nous rassemblions tous, quelle que soit notre religion, pour apporter notre soutient moral aux proches d’Hervé Gourdel. Il est mort par hasard… sans raison personnelle. C’est injuste, c’est déconcertant. Est-il mort pour la France ? Si je le savais ? Mais une chose est sûre : avec de tels individus il est impossible de négocier. Est-ce un appel à la guerre ? Si je le savais !

pm

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/09/24/les-ravisseurs-de-l-otage-francais-en-algerie-affirment-l-avoir-decapite_4493626_3212.html

 Pierre Mathias

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