Réflexions d’un dimanche matin. La démocratie nous donne sur le papier toutes les prérogatives pour exercer une certaine influence sur la marche de l’État. Mais c’est dans bien des cas une illusion. Nous avons beau protester dans les rues, les événements prennent leur cours, sans que nous puissions faire quoi que ce soit. Les représentants que nous avons élus, en font souvent qu’à leur guise. Ce n’est que dans une révolution qu’il est possible d’agir directement. Mais là aussi cela s’avère comme une réaction à court terme. Je pense en particuliers au printemps arabe. Le peuple a donné l’impression de vouloir faire table rase avec les démons du passé. Deux ans plus tard, ils sont revenus au pouvoir. Cet exemple démontre bien qu’en politique il est préférable d’employer des moyens à longue durée, de faire évoluer les choses petit à petit. Mais comment se débarrasser ainsi de potentats plus ou moins corrompus ? Il est inconcevable d’attendre que ces derniers meurent pour agir. Une fois de plus il sera question de trouver des personnalités incarnant le progrès, la liberté. Mais attention : dès qu’elles seront au pouvoir elles deviendront dans bien des cas des autocrates. Le culte de la personnalité est vraiment une fatalité. De quoi baisser les bras ! Mais est-ce la solution?

pm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_arabe

Pierre Mathias

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